Avant-propos

Bienvenue sur « Centrale Internationale »

Centrale Internationale est un blog d'actualités et d'analyse entièrement rédigé par des élèves-ingénieurs de l’École Centrale Marseille.

Le fruit d’un module d’enseignement facultatif proposé aux élèves de 2ème année (M1), ce blog est « international » dans le vrai sens du terme car les articles sont écrits par des étudiants français et étrangers, dans neuf langues différentes, à partir de sources toutes aussi variées.

Il est le reflet non seulement d’un important travail linguistique, mais également d’une approche pédagogique innovante qui fait la part belle à l’autonomie et à l’initiative de l’apprenant.

La sélection d’articles que vous y trouverez témoigne à la fois des compétences et du sérieux, mais également de l’engagement et de la passion des personnes impliquées. Au-delà d’une simple production pédagogique, ces textes démontrent l’ouverture, la curiosité, et la réflexion d’un groupe de futurs citoyens du monde.

Bonne lecture !

Gérald Marquis, responsable de l’option

vendredi 6 février 2015

Allemagne : le nouvel espoir des réfugiés syriens et un nouveau clivage de la société allemande

Allemagne : le nouvel espoir des réfugiés syriens et un nouveau clivage de la société allemande
Charlotte Flory
Outre-Rhin, on tente de jouer un rôle majeur dans la solidarité à l’égard des réfugiés syriens avec tout de même une certaine réserve. Pour le moment le taux d’admission et la logistique ont du mal à être à la hauteur des engagements. Face à l’arrivée de ces réfugiés, depuis fin octobre 2014 l’Allemagne est divisée entre les partisans du mouvement Pegida et ses opposants.
L’Allemagne, qui n’a pas envoyé de forces militaires combattre en Irak et en Syrie s’illustre différemment en développant un programme humanitaire afin de venir en aide aux populations éprouvées.  Elle tente ainsi de renforcer la stabilité de la région et de ce fait assurer une trêve plus durable. C’est dans cette optique que le ministre des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a appelé la communauté internationale à faire preuve de solidarité envers les pays voisins de la Syrie lors de la conférence internationale des réfugiés qui se tenait à Berlin ce mois d’octobre. Convaincue que la crise syrienne n’est pas prête d’être terminée, l’Allemagne a donc adopté la stratégie qui consiste à aider les pays qui accueillent le plus de réfugiés : la Jordanie, Turquie et notamment le Liban qui a vu sa population augmenter d’un tiers à cause de ce conflit. “L’Allemagne veut montrer son soutien au Liban concernant les problèmes qu’il rencontre actuellement, en particulier la situation difficile du voisinage de la Syrie et l’afflux grandissant du nombre de réfugiés”, a expliqué Angela Merkel, la chancelière allemande. L’Allemagne a donc débloqué un budget de 650 millions d’euros pour la crise syrienne depuis 2011. Un bémol cependant : le gouvernement syrien étant reconnu par l’ONU, c’est lui qui décide de la manière d’employer l’aide humanitaire dans son pays. Il est donc suspecté par certains d’utiliser, au moins en partie, cet argent à des fins militaires. De plus, les convois humanitaires devant traverser les lignes de front, ils n’arrivent pas tous à bon port ce qui limite l’aide aux réfugiés.
L’Allemagne qui a revu à la hausse sa capacité d’accueil des réfugiés syriens en annonçant en juin 2014 qu’elle accueillerait 10 000 personnes de plus que le quota initialement prévu, est en tête des pays européens. Mais la plupart de ces réfugiés venus en Allemagne l’ont fait par le biais du  regroupement familial. Ce qui signifie qu’il est nécessaire d’avoir de la famille résidant en Allemagne et que celle-ci soit prête à subvenir aux besoins des réfugiés. De plus, l’accueil de personnes qui contribueront par la suite à la reconstruction de leur pays est aussi privilégié. Cependant ce n’est pas sans peine pour eux : en effet les obstacles bureaucratiques et policiers sont de taille et ont pour le moment fortement limité l’acceptation des demandes d’asile.

Tout est mis en place pour faire au mieux : la possibilité d’accueillir encore plus de Syriens ayant de la famille est laissée à l’appréciation de chaque Land. Cependant ces directives ont des limites. De nombreuses communes ne peuvent assurer un tel accueil et mettent donc à disposition des anciennes écoles ou bureaux désaffectés : les conditions d’accueil sont donc précaires avec des sanitaires non adaptés et un manque d’espace. C’est pour palier à ces difficultés que certaines entreprises ont décidé de s’investir dans cette lutte et mettent ainsi à disposition des locaux inexploités. L’étude à Munich du cas de l’entreprise Siemens qui a proposé de mettre à disposition 30 000 mètres carrés de locaux vides possédant cantines et sanitaires est en cours. « Siemens est une entreprise avec une forte tradition sociale » explique le PDG de celle-ci.
Cependant cet accueil n’est pas vu d’un bon œil par l’ensemble des citoyens : le mouvement Pegida, un mouvement anti-islamiste « de patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident » organise tous les lundis des manifestations à Dresde mais aussi dans d’autres villes allemandes. Ces mouvements entrainent des contre-manifestations encouragées par le gouvernement : « Ne suivez pas ceux qui appellent à manifester. Leurs cœurs contiennent trop souvent des préjugés, de la froideur et de la haine » a déclaré Mme Merkel lors de ses vœux pour le nouvel an.
Lorsque l’on sait que près de 2,9 millions de Syriens ont déjà fui leur pays dont 1,1 million au Liban, le nombre de ceux qui sont accueillis en Allemagne reste faible bien que les efforts fournis par les autres pays européens soient encore plus négligeables (par exemple, la France a accueilli depuis 2012 8000 réfugiés syriens).
Ainsi les associations de protection des droits de l’homme réclament une plus grande ouverture des frontières européennes mais sans suite pour le moment.


Seit Monaten sind immer wieder Flüchtlingsunterkünfte überfüllt , wie hier in Bruchsal (Baden-Württemberg) – dann müssen Notunterkünfte eingerichtet werden
Un abri pour réfugiés à Durchsal en Allemagne

La consommation collaborative: une fabuleuse idée qui révolutionnera notre monde

La consommation collaborative: une fabuleuse idée qui révolutionnera notre monde

Lucie Petitprez, Marcus Vogt

L’explosion de l’économie participative est aujourd’hui en marche, dans de nombreux pays du monde.

La consommation collaborative, mais qu’est-ce donc ? Il s’agit d’un concept global qui consiste à partager, troquer, prêter, commercer, louer, donner et échanger des biens. Le principe paraît être compliqué mais est en réalité vraiment simple et facile à mettre en place : généralement, il suffit de s'inscrire sur un site Internet, sélectionner une offre et profiter du bien collectif mis a disposition.
Cette idée renaît d’un concept déjà très ancien, le troc, marché au cours duquel les protagonistes partageaient ou échangeaient diverses marchandise. Elle fait aujourd’hui partie, selon le magazine TIME, des “10 idées qui vont changer le monde”.

Cette économie participative s’exerce dans beaucoup de domaines divers et variés. En effet, les participants peuvent partager par exemple des objets tels que leurs voitures, maisons, jardins, places de parking mais aussi leurs vêtements, outils, ustensiles de cuisine, etc…
Grâce aux progrès de la technologie, essentiellement d’internet et des réseaux sociaux, la communication entre les différents intéressés est facilitée et connecte les utilisateurs sur une échelle globale, nationale voire mondiale.
L’exemple actuel le plus frappant est la société “Airbnb”. Il s´agit d´une plateforme de services proposant plus de 250.000 logements situés dans 34.000 villes sur un total de 190 pays. Avant leur arrivée dans la ville de leur choix, les participants ont déjà choisi leur logement sur le site et réglé le coût de la location en ligne. Le principe est donc le même qu’une chaîne hôtelière sauf que ce sont des particuliers qui mettent à disposition leurs appartements. C´est une manière très simple et fiable d´éviter des frais d'hébergement élevés des hôtels, tout en garantissant une expérience dans un logement confortable. Depuis son lancement en 2008, plus de 4 millions de personnes ont déja utilisé au moins une fois le service de Airbnb.
Ce site internet est aujourd’hui le plus célèbre en matière d’économie participative en accord avec son époque (connecté sur le web et profitant de la mondialisation des échanges).

En réduisant ce que nous achetons, nous consommons moins et produisons par conséquent moins de déchets. Pourquoi laisser nos objets accumuler de la poussière au grenier lorsqu’on peut rendre service en laissant un voisin en profiter ? Ce partage renforce donc la confiance sociale, fait tomber les barrières de la communication en nous poussant à nous rapprocher des personnes autour de nous et nous permet enfin d’économiser beaucoup d'argent. Alors pourquoi ne pas se lancer ? Identifiez et rassemblez les objets ou outils de votre maison que vous avez laissé à l’abandon et que vous pourriez prêter ou échanger. Recherchez ensuite quelles sont les organisations et les ressources qui sont d’ores et déjà disponibles afin de vous aider à démarrer. N’hésitez plus, vous serez forcément gagnant ! 


Sources (en anglais):







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« Movember » Wear a mustache and fight cancer!

« Movember »
Wear a mustache and fight cancer!
 Lucie Petitprez and Marcus Vogt

The beginning of the month of November is also the beginning of the global project “Movember” in order to warn men about prostate cancer.

Did you say “Movember”? Movember, a portmanteau from the diminutive “mo” of mustache and the month November, is an annual month-long event when millions of men around the world grow mustaches to raise awareness about men's health issues, notably prostate cancer.

The term “Movember” goes back to one night in 1999 in a pub in Adelaide, South Australia, when a group of young men came up with the idea of growing mustaches for charity in November. Soon after, “Movember” became a nationwide event. Today the Movember Foundation, which was founded in 2004, has already raised $174 million worldwide and has millions of followers around the world in places as far away as South Africa, Europe and North America.

It’s easy to participate in the event: on the first day of “Movember”, the participants, called “Mo Bros”, upload a picture of their shaved faces on « www.movember.com ». During the rest of the month they must grow and groom a mustache to show the world their attachment in fighting cancer. Using the power of the mustache to create conversations about men’s health, the Mo Bros have to raise funds for the foundation. Last but not least, each Mo Bro must behave like a true gentlemen.

According to Movember activist Mark Leruste this “fashionable and social” movement is one of the best ways to raise awareness about prostate cancer. The project’s popularity has grown thanks to the involvement of many celebrities, especially sports stars. In Canada, two hockey teams chose to grow mustaches and changed the names of their teams to “Prostate” and “Testicle”! Many American football players have also joined the cause. Last year, in France, the movement was represented by celebrities like the players of the Racing-Métro 92 or ex-footballer Grégory Coupet.


The famous French engineering school Ecole Centrale Marseille will also participate in the “Movember” movement thanks to the student association CheerUp. This group has two main goals: offering support to cancer patients and raising awareness about cancer. During the month of November, they will focus their activity on the Movember movement and organize special events. An information day about prostate cancer and skin cancer will take place on 18 November when CheerUp members will explain the importance of prevention routines for these taboo illnesses. Their actions will include distributing flyers and organizing an afternoon tea party. All through the month, students are invited to post photos of their own mustaches on the association’s Facebook page and “the most beautiful, most carefully groomed and most liked mustaches” will win prizes. Here is the link to their event:


To conclude, mustaches up, gentlemen!

lundi 2 février 2015

The European football exodus

The European football exodus
Anna Jolivet et Hermann Graf von Westerholt

Why David Beckham, Thierry Henry  and Samuel Eto’o have decided to spend the autumn of their careers abroad.


Home to some of the world's finest clubs in professional football, Europe has established its status as “the promised land” among young footballers. In 2013, a survey showed that nearly 40% of the players in 31 European leagues were foreigners. Regardless of their origins, these sportsmen come to Germany, England and Spain to pursue their careers and to compete with other players at the top of their game. At the same time, very few Europeans leave the continent to start their careers.
Recently, more “exotic” destinations, like emerging countries in Africa and Asia, have started to attract European footballers who are past their peak and looking for a comfortable, lucrative way to end their careers. The same goes for the United States where public interest in soccer has grown rapidly since the 1994 World Cup final took place in Pasadena, CA.
But since the skill level of clubs in the USA, Africa and Asia is markedly lower than in European leagues, club owners are forced to pay more to sign former stars. If it were not for the money, big names like David Beckham, Thierry Henry or Samuel Eto’o would never have agreed to « waste » their talent in the American MLS or the Russian Premier League.
Samuel Eto’o became the highest paid football player in the world with a salary of €20M per year, or, as he called it, « an offer corresponding to my talents »  - when he joined Anzhi Makhatchkala in 2011. However, Eto’o had to return to the English Premier League in 2013, moving to Chelsea London when Suleiman Kerimov, Anzhi Makhatchkala’s Russian owner, announced plans to drastically cut back on investments. This example shows that most of the transfers in question are initiated by super-rich club owners whose interest in football as a long-term business investment may be limited.
A perfect counter-example of this is David Beckham’s transfer from Real Madrid to Los Angeles Galaxy in 2007. Despite his fixed salary of around €5M being comparatively low,     « Becks » was able to secure exclusive rights to the use of his image as well as some other huge publicity deals. In total, the “Beckham brand” earned him around €90 million between 2002 and 2009. As most of his income was based on publicity, Beckham himself had considerable interest in keeping his sponsors happy. His sponsors, in turn, seemed to be quite satisfied with the « Spice Boy’s » move to LA.  Beckham’s continued success on the pitch, and the hype he generated, granted them access to new, unexploited markets. Thus, it comes as no surprise that this partnership lasted longer than Eto’o’s adventure in Russia.
Shining stars of the profession are not the only inviduals that are drawn away from their homeland to answer the call of money. In India, some agents have specialized in drafting aging French first and second division players, paying them up to $80,000 per season. In addition to higher salaries, these players are also offered attractive short-term contracts allowing them to return to Europe as soon as other offers become available. The fact that the Indian season starts in October and ends in December makes it even more attractive for both players and investorsm as the risks are limited.

Samuel Eto'o salutes the crowd with his team mate Thierry Henry as he celebrates scoring his side's sixth goal during the La Liga match between Barcelona and Malaga at the Camp Nou Stadium on March 22, 2009 in Barcelona, Spain. (Photo by Jasper Juinen/Getty Images)







L’étendard sanglant est levé

L’étendard sanglant est levé
Anna Jolivet et Hermann Graf von Westerholt

Le 22 mai 2014, l’armée thaïlandaise a pris le contrôle du pays en effectuant un coup d’état. Depuis, le National Council for Peace and Order (NCPO) a instauré la loi martiale et s’est placé à la tête d’un régime qui bafoue les droits de l’homme.


Les mesures prises par le NCPO, sous la houlette du général Prayuth Chan-Ocha, ont peu à envier aux dictatures modernes, avec notamment la mise en place de l’ordonnance 103/2557 qui interdit toute forme de critique de l’armée, du NCPO et de la monarchie. Tout contrevenant à cette ordonnance s’expose à une enquête de police qui peut aboutir à une peine de prison, comme le montre l’exemple d’un chauffeur de taxi condamné à deux ans et demi d’emprisonnement pour avoir discuté des inégalités sociales en Thaïlande avec un de ses passagers. La censure est donc complète, et des soldats ont été envoyés à travers le pays afin de diffuser une propagande mensongère. De plus, toute activité d’opposition à la junte est formellement interdite, et serait de toute manière rendue très difficile à cause du couvre-feu imposé de 22h à 5h et de l’interdiction de se rassembler en groupes de plus de cinq personnes. Ainsi, plus de 300 personnes ont été arrêtées arbitrairement depuis le coup d’état, dont la plupart des membres de l’ancien gouvernement et de l’opposition dont les familles sont surveillées et menacées. Certains ont même déclaré avoir été victime d’enlèvement et de torture, comme l’opposante Kritsuda Khunasen, qui a fui vers l’Europe après avoir été emprisonnée un mois. Elle a même frôlé la mort en prison lorsque ses agresseurs l’ont étouffée avec un sac en plastique.


Le NCPO justifie ce coup d’état par la violence des manifestations opposant les Chemises Rouges (partisans de l’ancienne première ministre Yingluck Shinawatra et de son frère Thaksin Shinawatra, à la tête de l’état jusqu’en 2006) aux membres du People’s Democratic Reform Committee (PDRC). L’objectif des militaires est de restaurer le calme dans le pays et d’organiser des élections fin 2015. C’est tout du moins ce qu’ils prétendent.


A défaut de pouvoir protester ouvertement, certains Thaïlandais en désaccord avec le coup d’état ont adopté des gestes plus discrets mais toujours passibles d’amendes élevées et de peines de prison, comme de lire le roman 1984 de George Orwell, de chanter la Marseillaise en public ou même d’effectuer le salut à trois doigts tiré de la saga Hunger Games de Suzanne Collins, symbole de la rébellion.


La communauté internationale n’est pas convaincue des intentions démocratiques proclamées par l’armée, et craint que la situation ne dégénère en de nouveaux affrontements violents entre l’armée et ses opposants. A ce jour, le tourisme en Thaïlande a baissé de près de 11% par rapport à l’année dernière alors que ce secteur représente 10% de l’économie thaïlandaise. De plus, la demande du gouvernement d’obtenir un siège au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, émise le 22 juillet 2014, a été rejetée. Le directeur de la zone Asie de Human Rights Watch, Brad Adams, a précisé que cette demande ne pourrait être traitée sérieusement tant que le pays était soumis à un régime militaire répressif.



Sources:

Calais: Between Hope and Frustration

Calais: Between Hope and Frustration


Charlotte FLORY and Nelly EA

The closing of England’s borders forces migrants to stay in Calais.

“This morning, a waitress refused to serve coffee to a Sudanese man and suggested he take a coffee to go. Exasperated, he threw it on her and broke the dishes that were on the bar.” This is the kind of story is becoming common in Calais. Italy does not stop immigrants before they land on its territory anymore and England has closed its borders like never before, so more and more people are stuck in Calais.


Local inhabitants feel both powerless and unsafe. English people no longer seem attracted by northern France because of the gloomy atmosphere created by the growth of violence. Even if 100 additional policemen have been promised to guarantee public safety, the flood of immigrants has led to violence. The number of thefts has increased as immigrants need cell phones to call their families and lights during the night... There are also fights between migrants for clandestine opportunities to cross the Channel.


To reach England, which they see as an Eldorado, immigrants will try anything, like grouping together to attack trucks. Every month 3000 people try to flee this way and this summer, policemen in Calais dedicated 80% of their time to issues linked to migrants. Associations also condemn police violence, saying that “migration is not a crime”.


The impact of this new wave of violence has remained relatively minor - only 7% of registered offences this year are linked to migrants - but the National Front, an extreme right-wing French political party, is taking advantage of the situation to rally people to their cause. Demonstrations are organised by “Sauvons Calais” - a branch of the National Front - during which slogans such as “Kick them out !” or “Migrants : danger, squalor, economic disaster” can be heard. Sometimes the National Front is even joined by neo-nazi groups.


Makeshift camps are set in Calais



Sources :

Les Martiens ont eu la peur de leur vie

Les Martiens ont eu la peur de leur vie


Charlotte FLORY et Nelly EA


La planète Mars a évité de justesse une collision avec une comète récemment découverte


Siding Spring vue par le télescope Hubble de la NASA

La comète C/2013 A1, communément appelée Siding Spring du nom de l’observatoire australien qui l’a découverte, a frôlé la planète Mars ce dimanche 19 octobre 2014. Cet astéroïde provenant du fin fond de notre système solaire est passé à une distance record de 132000 km de la planète rouge, soit environ un tiers de la distance Terre-Lune.


Cette proximité historique entre une comète et une planète accapare l’attention des scientifiques pour deux raisons. La première réside dans la crainte que la comète puisse endommager le matériel d’observation de la NASA. En effet, les poussières, gaz et débris accompagnant la comète à une vitesse de 56 km/s autour de Mars auraient pu détériorer les caméras et le système électronique ; les scientifiques ont dirigé les satellites et rovers de l’autre côté de la planète, mettant ainsi à l’abri le précieux arsenal de l’agence américaine.


La seconde raison est purement scientifique. Cette comète est constituée d’un cœur de glace estimé à environ 1 kilomètre de diamètre et provient d’une région sphérique située bien au-delà des planètes : le nuage d’Oort. Formée il y a 4.5 milliards d’années, elle aurait commencé son voyage du temps de l’apparition des hommes.

« C'est une opportunité qui ne se
représentera pas au cours d'une
vie », David Brain (chercheur à
l'Université du Colorado)


Grâce aux satellites, les scientifiques espèrent collecter des données intéressantes concernant la composition du voile de gaz et de poussière qui entoure la comète et la suit. L'intérêt est notamment porté sur l’étude de la collision entre deux atmosphères : celle de Mars et celle de la comète, appelée coma. Cette interaction était suivie de près par les astronomes car elle permettrait l’observation de phénomènes remarquables tels que des aurores martiennes ou des pluies d’étoiles filantes.

Grâce à elle, les scientifiques pourraient comprendre comment la planète Mars, initialement chaude et durable a pu devenir une terre aussi froide, sèche et hostile. Son histoire est également intéressante : n’ayant jamais été exposée aux rayons du Soleil, elle aurait peu changé depuis 4.5 milliards d’années. Issue du nuage d’Oort qui constitue la frontière gravitationnelle du système solaire situé à plus de 100000 années lumières de notre planète, elle était donc jusqu’à présent hors de portée de l’observation humaine.

A ce jour, la NASA commence à recevoir les informations enregistrées par ses satellites mais les résultats n’ont pas encore été exploités ni transmis au public. Tout ce que l’on sait pour le moment est que la comète était finalement beaucoup plus petite que prévu et qu’aucun dégât n’est à déplorer. L’enjeu était de taille : la construction et le lancement sur orbite des trois principaux rovers américains - Mars Exploration, Curiosity et Opportunity - ont coûté à eux seuls près de 6 milliards de dollars.

Sources :