Avant-propos

Bienvenue sur « Centrale Internationale »

Centrale Internationale est un blog d'actualités et d'analyse entièrement rédigé par des élèves-ingénieurs de l’École Centrale Marseille.

Le fruit d’un module d’enseignement facultatif proposé aux élèves de 2ème année (M1), ce blog est « international » dans le vrai sens du terme car les articles sont écrits par des étudiants français et étrangers, dans neuf langues différentes, à partir de sources toutes aussi variées.

Il est le reflet non seulement d’un important travail linguistique, mais également d’une approche pédagogique innovante qui fait la part belle à l’autonomie et à l’initiative de l’apprenant.

La sélection d’articles que vous y trouverez témoigne à la fois des compétences et du sérieux, mais également de l’engagement et de la passion des personnes impliquées. Au-delà d’une simple production pédagogique, ces textes démontrent l’ouverture, la curiosité, et la réflexion d’un groupe de futurs citoyens du monde.

Bonne lecture !

Gérald Marquis, responsable de l’option

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vendredi 6 février 2015

Kopi Luwak, un café hors de prix

Kopi Luwak, un café hors de prix
Un café si luxueux et pourtant si « merdique » !
Par Yue Xie & Jonathan Champagne 



Une civette en totale liberté
Curieusement, les grains de café que sont les grains de Kopi Luwak sont récupérés dans les excréments des civettes. En effet, ces petits mammifères d’Afrique et d’Asie se nourrissent de fruits, de légumes, d’insectes et de petits serpents. Mais les civettes raffolent des fruits du café tout fraîchement récoltés. Elles ne sont pas en mesure de les digérer complètement et les paysans peuvent ainsi récupérer dans leurs excréments ce que nous appelons les grains de Kopi Luwak.

Cette façon naturelle de « fermenter » les grains de café est une véritable tradition en Indonésie depuis des générations, d’autant que le goût y est très apprécié. Ce processus de production est tout à fait naturel puisque les civettes vivent en totale liberté parmi les indonésiens.

Depuis une vingtaine d’années, il en est une toute autre histoire. Ce processus de production a été importé en Occident et plus particulièrement aux Etats-Unis et en Angleterre par l’américain Tony Wild, responsable de la grande entreprise « Taylors of Harrogate », spécialisée dans la fabrication de thé et café de luxe. Il fut le premier à industrialiser la production du Kopi Luwak. Depuis, en Occident, le Kopi Luwak est associé au luxe, à la délicatesse et à l’élégance.

Le premier marqueur fort de ce luxe est bel et bien son prix : le consommateur devra s’acquitter d’une centaine d’euros pour en boire une tasse. Et cela ne s’arrête pas là : les sachets contenant les grains sont tissés de fils d’or 24 carats. Enfin, chaque année, seulement 500 Kg de Kopi Luwak sont produits.  
Cette industrialisation a complétement dénaturé la production  du Kopi Luwac puisque les civettes sont enfermées en cage et privées de tout autre nourriture.

Cette production « forcée » a, malheureusement, quelques graves conséquences sur les civettes puisque celles-ci ont besoin de liberté et d’une nourriture variée pour s’épanouir. Ces conditions de vie engendrent un mal-être chez les civettes qui les poussent à se mutiler.
Cette situation est d’autant plus dramatique qu’une étude montre que près des trois quarts des personnes en Occident qui ont déjà gouté au Kopi Luwak ont trouvé que ce café avait un goût « merdique »…

Le saviez-vous ?
Quelques généralités :   
Kopi Luwak : café le plus cher du monde
« Kopi » signifie café en Indonésien   
« Luwak » signifie civette en Indonésien
Production originelle : île de Sumatra (Indonésie)   
Quelques chiffres :
Prix au kilo : 320€
Production annuelle mondiale : 0,5T
Sachet contenant les grains : 0r 24 carats
Prix d’une tasse : env 140€

lundi 2 février 2015

Un iceberg échoué au Bois de Boulogne

Un iceberg échoué au Bois de Boulogne

Charlotte FLORY et Nelly EA




Le musée privé de la fondation Louis Vuitton a ouvert ses portes au public le 27 Octobre 2014, éblouissant ainsi ses visiteurs par sa structure insolite. Lors de son inauguration le président François Hollande l’a qualifié de « miracle d'intelligence, de créativité et de technologie ». Il comprend en effet 11 galeries, un auditorium et une cascade, le tout sur une surface de 11000 m².



Si le concept de musée privé est encore novateur et sujet à controverse en Europe, il est très répandu aux États-Unis où la moitié des musées sont financés par des investisseurs privés. Le musée Louis Vuitton a été entièrement financé et commandé par le Directeur du groupe LVMH et expose des collections temporaires et permanentes. Sanctuaire de la culture, il est critiqué par certains pour n'être qu'une affiche de la marque Louis Vuitton. La fortune colossale du milliardaire Bernard Arnault - qui s’élève à 33.5 milliards de dollars – a rendu possible ce mécénat, dans le but d’accroître la notoriété de la marque. Christopher Hawthorne, critique d'architecture au L.A. Times, affirme que « le musée est sans aucun doute un moyen de promotion pour LVMH ». La présence d'un logo voyant sur la façade principale du bâtiment établit une connexion privilégiée entre l'architecture et la haute couture, augmentant ainsi l'exposition de la marque dans la capitale.

Et qui aurait pu croire qu'un musée aux allures futuristes verrait le jour en plein milieu d'un parc parisien ? Afin que le projet soit accepté, il a du se conformer aux règles imposées par la mairie de Paris : le musée ne devait pas s’élever sur plus d’un étage, ce qui a contraint l’architecte à imaginer des étages supérieurs en verre afin de ne pas trop modifier le paysage. L’argument décisif qui a fait pencher la balance en faveur de M. Arnault a été sa promesse de don du musée à la ville de Paris en 2062, soit 50 ans après son ouverture : c’est le prix à payer pour être le propriétaire d’un musée privé, situé dans l’un des lieux les plus visités au monde.

Ce monument aux allures remarquables a été imaginé par l’architecte américano-canadien Frank Gehry. Celui-ci s’était déjà illustré par la conception du musée Guggenheim de Bilbao, bâtiment qui a d’ailleurs orienté le choix de M. Arnault. Situé dans un environnement paisible, le musée de la fondation Louis Vuitton a été majoritairement réalisé en verre ce qui permet à chacun de laisser libre cours à son imagination. En effet, les reflets et le jeu de transparence du verre sont propices à la créativité. Il s’agit d’ailleurs du but recherché par l’architecte qui n’exclut pas de permettre à d’autres artistes - connus ou inconnus, enfants ou adultes - de faire preuve de fantaisie en dessinant ou en peignant sur les façades sobres du bâtiment. M. Gehry l’exprime ainsi : « Je suis le luthier : j’ai fait un violon. Maintenant c’est à vous d’en jouer ».

Il aura fallu 6 années et plus de 100 millions d'euros pour réaliser cet imposant bâtiment que certains perçoivent comme un nuage, un vaisseau ou encore comme un voilier




Sources :
http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/retailandconsumer/11174572/Louis-Vuitton-Foundation-CEO-gives-tour-of-Paris-museum.html

Quand Emir rencontre Pepe

Quand Emir rencontre Pepe

Anna JOLIVET et Nelly EA


Le Président uruguayen, connu comme étant le “Président le plus pauvre du monde”, fait l’objet de deux films documentaires consacrés à son parcours politique.


Strass et paillettes ? Plutôt ruralité et sobriété pour le Président Mujica


Double vainqueur de la Palme d’Or en 1985 et en 1995 pour les films “Papa est en voyage d’affaires” et “Underground”, le réalisateur serbe Emir Kusturica est un habitué des tapis rouges. C’est donc avec impatience et étonnement que la presse attend son documentaire sur José Mujica, actuel Président uruguayen. Ce n’est pas la première fois que Kusturica s’intéresse à une figure phare d’Amérique latine : en 2008, “Maradona by Kusturica” sort dans les salles et fait le portrait d’une légende sportive vivante par son plus grand fan. L’admiration semble être une source d’inspiration nécessaire à Kusturica mais cette fois-ci, le cinéaste de renom a changé de domaine et a choisi une personnalité politique hors du commun.

La sortie du documentaire - possiblement intitulé “Le Président du peuple” ou “Le Dernier Héros” - est programmée pour mars 2015, date de fin de mandat de Mujica qui marquera la fin de sa carrière politique. Débuté en décembre 2013, le tournage du film a été rendu possible par d’importants investisseurs privés brésiliens, argentins et uruguayens à hauteur de 3 millions de dollars. Les relations privilégiées entre Kusturica et des représentants du gouvernement uruguayen ont également facilité la réalisation du documentaire, en permettant notamment des rencontres régulières avec le Président.

Kusturica : “[Mujica] est extrêmement intelligent et vif. Un homme qui croit en ses idéaux et qui croit que nous avons besoin d’un monde nouveau. Le monde d’aujourd’hui ne peut pas rester figé comme il y a 300 ans et doit changer.”


José Mujica, guerrillero au sein du groupe Mouvement Politique National - Tupamaros pendant les années 1960-1970, a été élu président de la république d’Uruguay en 2009 après avoir été Ministre de l’agriculture. Il se distingue non seulement de ses prédécesseurs mais aussi de la vaste majorité des hommes politiques dans le monde en prônant un mode de vie austère et proche de la nature. En effet, “Pepe” Mujica préfère une simple ferme au palais présidentiel et fait don d’environ 9/10e  de son salaire à des associations caritatives. Dans un autre registre, il s’est fait remarquer pour son combat contre la surconsommation et ses efforts dans la régulation du marché du cannabis.

En 2014, Mujica avait déjà fait l’objet d’un documentaire réalisé sur 8 ans par la franco-uruguayenne Lucia Wainberg, “Mujica, le pouvoir est dans le coeur”. Ce film, qui retrace notamment sa campagne présidentielle de 2009, est construit autour de la problématique évoquée pour la première fois par Hanna Arendt “est-ce que la politique a un sens ?”. Malgré le portrait flatteur fait du président, ce documentaire n’a jamais été projeté en Uruguay et est seulement disponible en DVD.




Sources :
http://www.elmundo.es/america/2013/08/08/noticias/1375983708.html

dimanche 1 février 2015

Expo Milano 2015

Expo Milano 2015
Scritto da Sophie Lattes e Antoine Combes

Venite a scoprire l’esposizione universale di Milano dal 1 maggio al 31 ottobre 2015 e ad assaggiare del cibo tradizionale da tutto il mondo!

Benvenuto all’evento internazionale più conosciuto al mondo: l'Esposizione Universale! Quest'anno vi porto nella capitale italiana della moda, Milano; il cuore economico dell'Italia. Il tema dell'esposizione è “Nutrire il pianeta, energia per la vita”. Tutti i paesi chi partecipano costruiscono padiglioni dove espongono i loro prodotti e cercano di trovare una soluzione al seguente problema: come nutrire nel 2050 più di 9 miliardi di uomini?
Per questa esposizione sono stati messi a disposizione 110 ettari di terreno circondati da un canale lungo 4,5 km.
Il primo padiglione che segna l'inizio della visita è il Padiglione Zero che riproduce la crosta terrestre, con curve che ricordano le montagne italiane e con delle grotte che presentano l'evoluzione del rapporto degli uomini con il cibo.
Percorrendo l'esposizione in lungo e in largo potremo ammirare fra i tanti padiglioni quelli del Bahrein, del Belgio o del Brasile. Il padiglione del Bahrain e' incentrato sul tema “La Perla dei due Mari, il banchetto della tradizione”. Tutto il tema si focalizzera' sull’acqua, sulla sua gestione e il suo sfruttamento. E’ una risorsa molto preziosa per questo paese e si cerca di far fronte al rischio sempre piu’ concreto della rarefazione dell’acqua.
Ancora, il padiglione della Lettonia che illustra il tema: “L’alveare della vita”. La struttura ha l’aspetto di un albero e presentera' un percorso intorno ai cinque sensi: piacevoli soluzioni architettoniche per appagare la vista, la musica della natura per l'udito, un ristorante Slow Food per il gusto, pane appena sfornato e l'aroma del legno per l’olfatto e materiali naturali per il tatto.
Di fronte al padiglione della Lettonia, ci sono quelli del Cameroun, Ghana, Gabone e Sao Tome sul tema del cacao, prodotto che dovrebbe diminuite radicalmente entro il 2020.


E arriviamo al padiglione francese. E’ costruito sul modello dei mercati coperti. E’ tutto di legno e di vetro e presenta un’esposizione sul tema: “produrre e nutrire diversamente”. La risposta a questo tema si articola su 4 pilastri: 1) aiutare a nutrire la popolazione mondiale 2) lo sviluppo di nuovi modelli alimentari 3) il miglioramento dell’autosufficienza dei paesi attraverso un trasferimento di competenze e tecnologie e 4) l’alleanza della quantità con la qualità in tutti gli ambiti, sanitario, nutritivo, culinario.


Fra i padiglioni che meritano una particolare attenzione, c’è quello del Giappone. Questo paese vuole proporre la propria cultura alimentare come esempio di nutrimento sano, sostenibile ed equilibrato, nonché come modello per alleviare i problemi mondiali relativi alla fame e all’ecologia. I piatti tipici a base di riso, pesce crudo e verdure sono proposti come esempio alimentare bilanciato in antitesi agli eccessi che provocano l’obesità per un miliardo di persone. Inoltre l'expo 2015 è un’opportunità per il Giappone per far riconoscere dall’Unesco la propria cultura culinaria.


Per ultimo, ma non per questo meno importante, ci soffermiamo sul padiglione dedicato all'Italia. Si tratta di un’architettura che rappresenta quattro alberi che illustrano il tema: “Il vivaio Italia”. La parola “vivaio” è usata come metafora di dinamismo e di innovazione. Quest’esposizione e' per l’Italia la valorizzazione del proprio “Made in Italy” e la diffusione mondiale della sua grande cultura gastronomica.

Se esitaste ancora a venire, allora sappiate che in questa esposizione universale ci saranno degustazioni di alimenti di grande qualità provenienti da tutto il mondo. Expo Milano 2015 vi aspetta.


Sources:
http://alimentation.gouv.fr/milan-2015


mercredi 7 janvier 2015

Assassin’s Creed Unity ou la révolution des jeux vidéos

Assassin’s Creed Unity ou la révolution des jeux vidéos

Marcus Vogt et Lucie Petitprez

Toujours plus réaliste, toujours plus immersif, le dernier né du développeur français Ubisoft est sorti le 13 novembre dernier, et crée déjà le buzz en cette fin d’année.


Paris, 1789. La Révolution française fait rage et toute la ville est plongée dans le chaos et la terreur. C’est ce potentiel historique qu’utilise le jeu vidéo d’action-aventure “Assasin’s Creed Unity”, déjà le huitième jeu de la série Assasin’s Creed développé par les studios de jeux vidéos français Ubisoft. Il en ressort un jeu étourdissant et absorbant.

Le personnage principal du jeu est Arno Victor Dorian, un jeune homme hanté par une terrible tragédie et qui s'est enrôlé chez les “assassins” afin de combattre la corruption qui gangrène la France, au temps de la révolution française. Formé par le groupe de rebelles, il accepte rapidement des missions et découvre peu à peu les forces réellement présentes derrière la révolution. En effet, les créateurs du jeu ont choisi d’ajouter au scénario une fiction historique, imaginant l'existence d’une lutte pour le pouvoir qui opposerait les assassins et les templiers, communauté à l’origine de nombreuses légendes et intrigues. Pour corser le tout, les créateurs nous entraînent dans une attachante romance : en effet, il s’avère qu’Arno s’entiche d´une des membres de la secte des templiers, Elise. Pour elle, il sera prêt à mettre sa vie en danger. Comment les deux amants parviendront-ils à vivre leur amour malgré leurs chemins contraires ?
       
De plus, non seulement l´histoire de ce jeu vidéo est captivante mais les graphismes sont révolutionnaires, le plus impressionnant restant le travail gigantesque qui a été fait autour de la reproduction de la cathédrale Notre Dame de Paris. L´équipe de développeurs a mis deux ans à modéliser et intégrer le bâtiment et ses nombreux détails. Le résultat final est bluffant de réalisme et sans aucun défaut détectable, même par les joueurs les plus aguerris et les plus pointilleux. Anecdote intéressante : la graphiste responsable du projet n´a jamais visité la fameuse cathédrale parisienne. Elle a en effet construit l´image digitale uniquement à l´aide d’une multitude de photos.

D’autre part, l´équipe de développement s´est efforcée de respecter l´exactitude des faits historiques du jeu en travaillant en compagnie d’historiens spécialiste de l’époque révolutionnaire. Ainsi, on peut notamment croiser au cours de l’aventure des personnages tels que Maximilien de Robespierre ou encore Napoléon, et s’imaginer concrètement à quoi ressemblait la vie quotidienne des citoyens parisiens du 18ème siecle. Le jeu devient d´une certaine manière un “musée” interactif. Au total le développement de ce dernier volet de la maison Ubisoft aura pris 4 ans.

Pour conclure, même si désormais les sites historiques sont devenus le signe distinctif des jeux Assassin´s Creed, l’environnement de ce nouvel opus dans lequel évolue le joueur n’a jamais été aussi impressionnant.
Si vous n’êtes pas encore convaincu, n’hésitez pas à visionner la bande-annonce en cliquant sur le lien suivant:







Ernesto et Hugo, parce qu'ils le valent bien ?

Ernesto et Hugo,
parce qu'ils le valent bien ?

Lucie Petitprez et Gabriel Vallejo




    En septembre dernier, lors de son congrès international à La Havane, le laboratoire pharmaceutique de l'Etat LABIOFAM a annoncé la sortie prochaine de Ernesto et Hugo,  deux parfums "révolutionnaires" en hommage à l'ancien président vénézuélien Hugo Chávez et au leader guerillero Ernesto “Che” Guevara. 
     Qui n'a jamais rêvé, lors d'une soirée de gala, de porter Hugo aux arômes d'agrumes et de fruits tropicaux ou encore faire tourner la tête de ces dames grâce au parfum Ernesto, boisé et doux ? Malheureusement, ces fragrances pleines de virilité ne verront jamais le jour, suite à la décision sans appel du gouvernement cubain d'interdire leur commercialisation normalement prévue au printemps 2015.
      “Les symboles sont sacrés”. Voilà ce que l'on peut lire en gros titre sur un article de Granma, journal officiel du parti communiste cubain.  Ne voulant pas voir rabaisser les deux idoles à de simples produits commerciaux, la presse officielle dénonce “cette grave erreur” qui ne restera pas impunie. Des sanctions sont déjà envisagées contre Mario Valdés Rodriguez,
irresponsable créateur des parfums polémiques. Pour appuyer leur raisonnement indiscutable, le
comité exécutif du conseil des ministres prétexte alors la désapprobation éventuelle des familles des deux héros. 
      Le communiqué s'achève paradoxalement sur cette menace : “des initiatives de ce genre ne
seront plus jamais tolérées par notre peuple ni par notre Gouvernement Révolutionnaire”.
   Comment se fait-il que dans ce pays dit révolutionnaire, un parfum dédié aux figures emblématiques de la révolution soit vilipendé de la sorte ? Les intentions premières du laboratoire étaient en effet, de “rendre hommage” aux deux ex-commandants et de “contribuer à ce que leurs noms perdurent”. Cependant, le parti communiste cubain a perçu cela plutôt comme une provocation, doublée d'un coup marketing; les deux héros étant idolâtrées depuis leur arrivée triomphale au pouvoir dans leurs pays respectifs, il est encore aujourd'hui impensable (ô malheur !) de porter une telle atteinte à leur image, plus encore dans le but d'une utilisation commerciale.
        Ainsi, suite à cette condamnation, LABIOFAM s'est vu dans l'obligation de céder à la volonté de l'Etat, c'est-à-dire mettre un terme au lancement de la campagne marketing des parfums et adresser ses plus plates excuses aux membres des familles Guevara et Chávez dans un communiqué officiel, consultable sur leur site web : “Lamentamos enormemente la mala interpretación y dudas que ha generado la publicación de esta noticia. Le expresamos nuestras mas sinceras disculpas al respecto”(*ndt). Le laboratoire rappelle également sa position de structure socialiste étatique dont les engagements doivent être en total accord avec les valeurs du peuple.
       
       Cet exemple nous montre donc que les heures flamboyantes de la dictature à Cuba sont loin d'arriver à leur terme. Surtout lorsque l'on apprend que le directeur de LABIOFAM, José Castro, est en réalité le neveu de l'actuel dirigeant du pays, Raul Castro. Comme quoi, en plus des symboles, la famille aussi c'est sacré. Et aux Castro de rester seuls maîtres à bord du navire cubain.

* « Nous regrettons énormément la mauvaise interprétation et les doutes qu'ont généré la publication de cette nouvelle. Nous vous présentons nos plus sincères excuses à ce sujet »



Sources

Articles
 « A Cuba, les parfums "Ernesto" et "Hugo" tombent à l'eau », La Tribune, 28/09/2014
« Los símbolos son sagrados », Granma, 26/09/2014
« Perfumes “Hugo” y “Ernesto” huelen mal al gobierno de Cuba », La Opinión, 28/09/2014
Vidéo
« "Ernesto" et "Hugo", las nuevas fragancias cubanas », El País, 26/09/2014
Site internet
http://www.labiofam.cu

Der Film « Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? » mit dem deutschen Titel „Monsieur Claude und seine Töchter ” versucht die Franzosen mit Witz zu vereinen

Der Film « Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? » mit dem deutschen Titel „Monsieur Claude und seine Töchter ” versucht die Franzosen mit Witz zu vereinen

Matthieu Derrien et Marcus Vogt

Der Film “Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ?” handelt von Claude und Marie, ein katholisches Ehepaar, dass sehr konservativ ist, jeden Sonntag zur Kirche geht und in einem kleinen französischen Schloss in Chinon wohnt. Die beiden haben vier Töchter, Laure, Ségolène, Odile und Isabelle, die sie allesamt verheiratet haben möchten. Die beiden treffen weder Ausländer noch Immigranten und sind selbst ein wenig rassistisch. Sie gehen davon aus, dass ihre Töchter es ihnen gleich tun. 
Hier setzt der Film an: Ihre Töchter heiraten eine nach dem anderen Söhne einer Immigrantenfamilie, was natürlich ein Problem für Claude und Marie ist. 
Aber der Film geht noch weiter: Ihre Töchter heiraten zuerst einen Marokkaner, Juden, Chinesen und um den ganzen noch eine Krone aufzusetzen heiratet die letzte einen Afrikaner. Die zunehmende Verzweiflung der Eltern findet man auch im Titel des Films und auf dem Plakat des Films wieder. Zum Ende des Films verstehen Claude und Marie jedoch, dass ihr Verhalten gegenüber Ausländern und Migranten nicht das richtige Verhalten ist.   

“ Was haben wir gemacht Herrgott nochmal?”, müsste der Titel des Films eigentlich übersetzt werden.



Dieser Film beweist, dass unterschiedlichste Personen auf humoristische Art und Weise miteinander vereint sein können. 
Doch nicht nur Claude und Marie haben ihr Vorurteile. So haben zum Beispiel die Eltern von Charles, allesamt Afrikaner und im Falle der Eltern in Afrika lebend, sehr viele Vorurteile über andersfarbige Menschen. Trotzdem werden sie am Ende mit Claude und Marie befreundet sein. Der Film beweist also, dass Rassismus in aller Welt gegenwärtig ist, ob in Afrika oder in Europa. 


Leider wurde der französische Filmtitel etwas platt auf deutsch „zu Monsieur Claude und Seine Töchter“ übersetzt, was etwas schade ist, da so die eigentliche Botschaft des Filmtitels verloren geht. 


dass Rassismus in aller Welt gegenwärtig ist, ob in Afrika oder in Europa.
So sagt zum Beispiel einer der Schwiegersöhne, Rachid, in dem Film: „Wir sind doch alle ein bisschen rassistisch!“.
Genau das ist die Idee dieses Meisterwerks. 
Der Regisseur zeigt deutlich, dass es nicht so schwierig ist, über unsere Verurteile zu lachen. 
Mit seinem Film zeigt der Regisseur außerdem einen anderen Aspekt auf: Jeder von uns hat seine persönlichen Vorurteile. Der Film ruft uns dazu auf sich diese Vorurteile klar zu machen, sich durch sie nicht sein eigenes Urteilsvermögen trüben zu lassen, um nicht selbst rassistisch zu werden. 


Die Idee dieses Films ist also ganz bewusst gegen den Rassismus vorzugehen und sich durch Provokation über diesen lustig zu machen. Im Gegenteil dazu hebt der Film aber auch die Vorzüge von kultureller Mischung hervor: Man lernt viel wenn man sich mit anderen Kulturen auseinandersetzt und offen für diesen Austausch ist. So sind Paare mit unterschiedlichem Migrationshintergrund mit Sicherheit offener gegenüber anderen Religionen und Immigranten, als Paare mit gleichem Hintergrund. Das Ganze hat noch einen anderen Aspekt: Kinder aus solchen Familien haben eher die Chance in unkomplizierten und aufgeschlossenen Verhältnissen aufzuwachsen.  


Zusammenfassend: Wir sollten uns also unseren Vorurteilen frei machen und aufhören Menschen nach ihrer Herkunft zu beurteilen! 


 Wussten Sie das?!

Die Idee gegen den Rassismus vorzugehen ist keineswegs neu: Louis De Funès benutzt die Vorurteile der alten Generation Frankreichs, um gegen Antisemitismus vorzugehen. Mit seinem Meisterwerk “Rabbie Jacob” bringt er die Franzosen dazu, über ihre eigenen Vorurteile zu lachen!




Gouttes de Sicile à travers le commissaire Montalbano

Gouttes de Sicile à travers le commissaire Montalbano

Sophie Lattes et Antoine Combes


Père du Commissaire Montalbano, Andrea Camilleri est actuellement un des écrivains italiens les plus lus et aimés, grâce à son écriture originale, mélange d’italien et de sicilien, à la fois classique et populaire


     Les aventures du Commissaire Montalbano écrivent les enquêtes d’un commissaire de police pas comme les autres, qui vit au plus profond de la Sicile, île originaire de l'auteur. L’auteur a su créer un personnage attachant, ingénieux et atypique qui résout toute sorte d'affaires grâce à son inventivité et en collaboration avec de nombreux autres personnages tous aussi profonds.
      Outre le charme simple et distrayant des intrigues et des personnages, les romans plaisent par la description de paysages siciliens pleins de beauté. Camilleri y décrit avec poésie et délicatesse l’ambiance typique de la vie insulaire. 
       Les enquêtes du commissaire sont inspirées de faits divers réellement arrivés en Sicile, souvent liés aux tristement célèbres traffic de drogue et règlements de compte entre familles mafieuses.

       Les aventures de Montalbano sont si populaires en Italie que, depuis 1998, elles ont été adaptées en une série télévisée, diffusée sur la chaîne italienne Rai1. L’acteur qui interprète le héros, Luca Zingaretti, est très apprécié à la fois par le public et par l’auteur, car il a su rendre le personnage de Montalbano à la télévision exactement comme on l’imagine en lisant les livres.


Luca Zingaretti est le commissaire Montalbano


     Cette série nous plonge dans la culture sicilienne, à la découverte de ses paysages, de sa langue (le dialecte sicilien) et de sa gastronomie. En effet, le commissaire est particulièrement gourmand, et va très souvent dans des petits restaurants typiques de la Sicile à la recherche des spécialités locales, notamment des arancini. Distrayant, amusant et intriguant, Montalbano est à lire et à relire, sans
crainte d’indigestion.



Sources :

http://it.wikipedia.org/wiki/Andrea_Camilleri
http://www.lavalledeitempli.it/Camilleri_luoghi.htm
http://it.wikipedia.org/wiki/Salvo_Montalbano#Romanzi_e_racconti

The Salt of the Earth: Journey through the work of Sebastiao Salgado

The Salt of the Earth: Journey through the work of Sebastiao Salgado

Inès Otosaka and Gaspard Charles


Giving a voice to the voiceless

“The Salt of the Earth”, a documentary about Sebastiao Salgado‘s career and work was recently released and won a prize at the 2014 Cannes Film Festival. It sheds light on his 30-year journey, traveling across the world to give a voice to the destitute, refugees, and more recently to the planet itself through his black and white photographs.
World-famous for his social projects, Sebastiao Salgado reached a turning point in his career after the tragic turn of events he witnessed in Rwanda.
After years of following refugees in Africa, the genocide affected him personally and curbed his enthusiasm for photojournalism. 
Salgado then decided to return to his roots in Brazil, in order to manage his parents’ farm. Having given up on photography, his work on his ancestors’ dry patch of land, now grown back into a flourishing rain-forest, gave him the courage to set out on a new adventure: “Genesis”.
While he used to photograph humans and their fates in war or exodus, he has now decided to focus on the other species that live among us. His quest to unravel the ancient forms of life still roaming this planet led him to the discovery of nature and animal photography.




“I looked through a lens and ended up abandoning everything else.” Sebastiao Salgado


 
The “Genesis” of a nature photographer

From Elephants to Iguanas, his journey took him all around the world to photography endangered species trying to depict the world as the pristine and luxurious place it used to be. Following ancient tribes, he focused on their relationship with the land and the animals, trying to grasp the harmony of times lost. He gives an optimistic vision of the world by showing the beauty of nature that remains pure and untouched by the activity of man.
            This renewal in his photography however came soon after his return to the land of his ancestors. After the dramatic events he experienced in Africa, Sebastiao Salgado felt as dead as the dry pastures surrounding his once luxurious farm. His wife had what at the time seemed like a crazy idea: entirely reforest the property inherited from his parents in order to give him back the will to live. Thus he founded, in partnership with the Brazilian government, the Instituto Terra that has planted about 2 million trees so far. This flourishing forest is now the habitat of many species and offers a great diversity of flora and 

Le Grand Palais rend hommage au maître du dessin

Le Grand Palais rend hommage au maître du dessin

Inès Otosaka et Gaspard Charles


Une grande rétrospective sur Katsuhika Hokusai (葛飾 北斎) est organisée au Grand Palais du 1er octobre au 18 janvier 2015.

パリのグラン.パレ美術館で今、とてもすばらしい展示会があります。北斎の回顧展で
す。

北斎は日本で漫画の開祖であると見なされています。日本文化に興味をもっている多く
のフランス人が、この展示会を見に行きます。


     Cette exposition est l’occasion de revenir sur ce célèbre artiste japonais (1760-1849), qui se décrivait comme un « fou de dessin » (画狂人 gakyôjin).

     Sa carrière fut très prolifique et il réalisa des milliers d’œuvres révélant la grande variété d’expression de son talent. Il fut aussi bien reconnu pour ses portraits, ses gravures ou encore pour ses illustrations de poésie mais il connut son plus grand succès grâce à sa série de paysages. Il renouvela ainsi l’art traditionnel de l’estampe en développant la peinture de genre ukiyo-e (浮世絵) et utilisa les méthodes occidentales de perspective pour introduire une nouvelle profondeur de champ et utilisa également le bleu de Prusse apparu quelques années plus tôt au Japon. Dans la très célèbre série des trente-six vues du Mont Fuji (冨嶽三十六景 Fugaku-sanjūrokkei), Hokusai utilise un thème unique mais modifie à chaque fois la lumière et le cadrage pour mieux rendre compte de la majesté de cette mythique montagne ainsi que de son intemporalité.

“Si j’avais vécu 5 ans de plus j’aurais pu devenir un vrai peintre “
天我をして五年の命を保たしめば 真正の画工となるを得(う)べし

Hokusai la veille de sa mort à 90ans.


     Katsuhika Hokusai a eu et a toujours une grande influence sur l’art occidental. Claude Monet ou Vincent Van Gogh se sont inspirés de ses estampes et aujourd’hui encore ses œuvres sont reprises, notamment la fameuse grande vague de Kanagawa (神奈川沖浪裏中 Kanagawa-oki nami-ura). Vincent Van Gogh disait de l’art japonais dans une lettre adressée à son frère Théo en 1886: "Tout mon travail se construit pour ainsi dire sur les Japonais ... L'art japonais est en décadence dans sa patrie, mais il jette de nouvelles racines chez les impressionnistes."

     De cet engouement pour l’art de l’estampe japonaise est né un mouvement artistique à part entière : le Japonisme. Ce mouvement a compté comme adeptes Manet, Degas, Monet mais aussi Rodin et les frères Goncourt.

     Cette exposition est ainsi l’occasion de découvrir plus de 500 oeuvres de Hokusai. Ce  sera de plus la dernière exposition à rassembler un si grand nombre d’estampes avant l’ouverture du musée Hokusai à Tôkyô (東京) en 2016 et il ne sera alors malheureusement plus possible d’exposer ces oeuvres en dehors du Japon.

     L’exposition est organisée en deux volets avec un renouvellement des oeuvres entre ces deux périodes car les estampes sont réalisées sur papier ou sursoie et sont  soumises à des conditions de conservation très strictes et ne peuvent en conséquence être exposées trop longuement.

Illustrations des visages d’aveugles et de voyants du peuple japonais

      Le livre Hokusai manga (北斎漫画 ), recueil de dessins techniques d’Hokusai, fut publié en 1814 dans le but d’enseigner son art du dessin, et remporta un très grand succès.

 Le portrait du Père Tanguy, Vincent Van Gogh

     Julien Tanguy, propriétaire d’une boutique de couleurs, était un grand ami de Vincent VanGogh qui l’a représenté devant sa collection d’estampes japonaises très colorées.


Maison de thé à Koishikawa, le matin après une chute de neige (礫川雪の旦Koishikawa yuki no ashita),Hokusai


Sources :