Avant-propos

Bienvenue sur « Centrale Internationale »

Centrale Internationale est un blog d'actualités et d'analyse entièrement rédigé par des élèves-ingénieurs de l’École Centrale Marseille.

Le fruit d’un module d’enseignement facultatif proposé aux élèves de 2ème année (M1), ce blog est « international » dans le vrai sens du terme car les articles sont écrits par des étudiants français et étrangers, dans neuf langues différentes, à partir de sources toutes aussi variées.

Il est le reflet non seulement d’un important travail linguistique, mais également d’une approche pédagogique innovante qui fait la part belle à l’autonomie et à l’initiative de l’apprenant.

La sélection d’articles que vous y trouverez témoigne à la fois des compétences et du sérieux, mais également de l’engagement et de la passion des personnes impliquées. Au-delà d’une simple production pédagogique, ces textes démontrent l’ouverture, la curiosité, et la réflexion d’un groupe de futurs citoyens du monde.

Bonne lecture !

Gérald Marquis, responsable de l’option

jeudi 7 janvier 2016

Bitcoin : la monnaie du futur ?



Bitcoin est la première devise monétaire électronique décentralisée. Les bitcoins sont des unités monétaires électroniques, donc immatérielles, que l’on peut utiliser pour payer sur Internet. Ils sont transmis d’une personne à l’autre sans passer par une banque ou un bureau de change. Il est possible d’échanger des bitcoins contre des dollars, des euros, ou toute autre monnaie. Ils sont conservés dans le portefeuille électronique de chaque utilisateur, accessible depuis un smartphone ou un ordinateur.

Qu’est-ce qui différencie le Bitcoin de toutes les autres monnaies ?

L’absence totale d’autorité centrale contrôlant les flux et les utilisateurs, mis à part un réseau d’utilisateurs qui accepte de suivre les transactions – contre rémunération, en bitcoins bien sûr. Depuis sa création en 2009, tout le monde peut ouvrir un compte et utiliser ses bitcoins à sa guise. Pour obtenir des bitcoins, il faut les acheter en payant avec une devise classique comme l’euro ou le dollar. Pour les dépenser il suffit de posséder une adresse Bitcoin, équivalent d’un RIB dans une banque classique, pour envoyer et recevoir des paiements. Et une fois votre compte ouvert sur le site Bitcoin, personne ne sera  capable de vous le fermer, ni même de demander des informations personnelles sur vous ou les autres utilisateurs.

Comme la valeur d’un bitcoin dépend de son taux d’offre et de demande, elle peut varier très rapidement, jusqu’à perdre 80% de sa valeur en quelques secondes. Afin que les bitcoins ne perdent pas toute leur valeur, le fondateur du site Bitcoin a décidé de limiter à 21 millions le nombre total de bitcoins sur le marché. La création de bitcoins est progressive depuis 2009, et chaque année de nouveaux bitcoins sont mis sur le marché, jusqu’à ce que la quantité maximale fixée soit atteinte. Actuellement, on estime que la production de bitcoins atteindra son maximum en 2140.

Pourquoi et comment l’utiliser ?

Des milliers de vendeurs de tous secteurs acceptent désormais des paiements Bitcoin en ligne. Ces compagnies fournissent en général une adresse Bitcoin vers laquelle envoyer l’argent afin de sceller la transaction. Pour les entreprises, le paiement par Bitcoin est préférable à celui par carte de crédit car il permet d’économiser les frais bancaires. Pour les clients, de nouvelles opportunités apparaissent pour avoir recours au Bitcoin. En Argentine, en Indonésie ou en Afrique, de plus en plus d’immigrants envoient à leur famille des versements via Bitcoin pour celles qui ne disposent pas de compte bancaire. Dans d’autres circonstances, le Bitcoin permet aussi des transactions de quelques centimes, ce qui n’est pas le cas de tous les systèmes classiques de paiements, qui imposent souvent des montants minimaux.

Le Bitcoin serait-il alors la monnaie du futur ? Les économistes s’affrontent sur le sujet. Bien que possédant de nombreux avantages, son cours reste très variable et son utilisation, bien que croissante, reste aujourd’hui peu répandue. Puisque moins d’une personne sur quatre savait en 2014 ce qu’est un bitcoin, il semble peu probable que cette nouvelle monnaie se substitue rapidement au dollar. Quoi qu’après la lecture de cet article, vous faites maintenant partie de cette minorité grandissante.

À SAVOIR
En 2010, un homme a payé 2 pizzas à l’aide de 10.000 bitcoins. En 2013, cette même quantité de bitcoins valaient plusieurs millions de dollars.

Joséphine Solier

Sources :

Vidéo
· What is Bitcoin? (v2) – WeUseCoins https://youtu.be/Gc2en3nHxA4
· Top 10 Bitcoin Facts – WatchMojo.com https://youtu.be/2UC_8NdR1To

Article
· http://www.nytimes.com/2015/11/05/business/bitcoin-basics.html?_r=0

Gaspillage alimentaire : Le Freeganisme serait-il la solution ?





“Le capitalisme est dans son principe un état de guerre permanente,
une lutte perpétuelle qui ne peut jamais avoir de fin.”
Michel Houellebecq 


Trois hommes ont été traduits en justice pour avoir "volé" de la nourriture pour une valeur de £33 . Paul May, Jason Chan et William James, qui partagent un squat au nord de Londres, ont pris de la nourriture jetée dans une poubelle derrière un supermarché en Grande-Bretagne, « Iceland ». Des tomates, des champignons et du fromage. C’était un acte de boycott envers un système qu’ils dénoncent.

Comme eux, beaucoup ont réalisé que quoi qu’ils achètent, ils se retrouvent à cautionner un système qu’ils jugent déplorable. Selon eux, le problème ne réside pas dans quelques entreprises mais bien dans le système lui-même.


Opposés à une société basée sur le matérialisme et la concurrence, les freegans ont fait le choix d’un mode de vie qui limite leur participation dans l’économie et qui maximise leur consommation de matières premières.

Le freeganisme est le boycott total d’un régime économique. Selon eux les produits que nous achetons ont des conséquences dévastatrices que nous sommes souvent fort loin de soupçonner. Plutôt que d’acheter des produits qui ne seront peut-être jamais utilisés, les freegans évitent donc tout simplement, autant qu’ils peuvent, d’acheter quoi que ce soit.

“Freegan” est la contraction des mots ‘free’ et ‘végan’. Le mot “free” vient de la langue anglaise signifiant « gratuit ». Les végans sont ceux qui refusent la maltraitance des animaux et qui évitent donc toutes consommations d’origine animale ou testées sur les animaux.

Les Freegans utilisent une gamme de stratégies pour la vie quotidienne basée sur ces principes :

- Récupération des déchets

- Minimisation du neuf : Favorise la réparation plutôt que l’achat. 

- Transport écologique: Utilisation d’huile végétale. 

- Adopter un comportement ‘Écolo’ Des agriculteurs démontrent que nous pouvons nous alimenter sans supermarchés et traiter nos maladies sans pharmacies en nous familiarisant avec les plantes comestibles et médicinales poussant autour de nous.

- Travailler moins, chômage volontaire : Pour la plupart des freegans, le travail signifie sacrifier sa liberté aux ordres de quelqu’un. Cela se traduit par l’effort, de l’effort ,la monotonie et dans beaucoup de cas des risques pour notre bien-être physique et psychologique.

- Logement loyer-libre : Les squatters sont les gens qui occupent des bâtiments abandonnés. Ils croient que les besoins humains réels sont plus importants que des notions de propriété privée. ils affirment que ceux qui gardent leurs propriétés vides au lieu de les louer, ne méritent pas de les posséder.

Image 1 : Photographie de freegans fouillant dans une poubelle à New York.


En France, le mouvement commence à se manifester petit à petit, les gens commencent à protester contre le gaspillage alimentaire. D’autres n’imaginent pas chercher dans les poubelles et se justifient par la présence extrêmement importante de bactéries dans celles-ci. Selon des chiffres avancés par le gouvernement, chaque Français jette en moyenne 20 kg d’aliments par an à la poubelle : 7 kg d’aliments encore emballés, 13 kg de restes de repas, de fruits et de légumes abîmés et non consommés.

D’autres, comme Anne-Gaëlle, 26 ans, qui à la nuit tombée renverse les bennes des magasins et centres commerciaux des environs de Rennes à la recherche de ses futurs repas. Anne explique que le plus dur est de faire le tri entre ce qu’elle peut garder et ce qui est définitivement bon à être jeté:

“Les premières fois, tu te poses 15 000 questions. La plus difficile, c’est de comprendre pourquoi tel truc est dans la poubelle. Souvent, on ne voit aucune raison. Parfois, c’est du déstockage [les supermarchés jettent des produits pour faire de la place à d’autres produits.]. Parfois c’est jeté pour des questions de marketing : il y a une tache quelque part, un emballage est abîmé. Si un yaourt sur six est percé, ils jettent le tout alors que les cinq autres sont très bons !”

Toutefois, le freeganisme reste mal vu par la société, comme le montre l’incident qui s’est produit à Montpellier. Trois jeunes Freegans ont été accusés de "soustraction de denrées périssables", le 27 mai 2014, par le tribunal correctionnel.

A la nuit tombée, Adrien, Léa et Mike, s’introduise dans la cour d’un supermarché.

Pour cela, ils ont escaladé le portail du supermarché de Frontignan, dans l’Hérault, pour récupérer les invendus alimentaires jetés . Tous trois ont l’habitude de se nourrir d’aliments périmés et se revendiquent Freegans. Verdict ? Non coupables, et dispensés de peine pour Léa et Adrien, le dernier n’était pas présent au tribunal. Une sentence clémente au regard de la loi, car ils encouraient jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 100.000 euros d'amende. Les deux prévenus ont expliqué au tribunal que ce jour-là, ils n'avaient pas grand-chose pour se nourrir.

A l’issue de ce fait divers, Manuel Valls, premier ministre, a confié à l’ancienne ministre de l'agro-alimentaire une mission sur le gâchis alimentaire qui reste une problématique urgente.

Meryeme Aghennaj

Sources:
http://freegan.info/
http://www.theguardian.com/environment/2007/jan/06/waste.pollution1
http://www.ibtimes.co.uk/skipping-why-we-need-address-food-poverty-1434336
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2548421/A-licence-steal-Let-freegans-raided-supermarket-bins-33-cakes-cheese-mushrooms.html
https://www.rt.com/news/229131-france-dumpster-diver-trial/






Les corridas l'éternelle polémique



 Serait-ce bientôt l’estocade finale pour la corrida ? 

Les spectacles tauromachiques sont depuis longtemps le théâtre de vifs débats, opposant les adeptes de ces duels entre l’homme et le taureau et les défenseurs des animaux. Les premiers défendent l’aspect culturel et traditionnel de ces joutes dont le symbole même est entré dans les expressions linguistiques avec, par exemple, « prendre le taureau par les cornes. ». Les seconds dénoncent fermement l’ensemble du processus de domination de l’animal par un être plus intelligent. En particulier, la danse du torero et la série de blessures infligées par des piques avant de porter l’estocade finale sont décriées comme une agonie créée volontairement par l’homme, sur l’animal.

Les défenseurs de la cause animale sont de plus en plus nombreux à exprimer leur mécontentement sur la tauromachie. Des manifestations ont eu lieu à Barcelone et Madrid, des villes qui soutiennent moralement et financièrement ce genre de spectacles. Cependant, les réactions à l’encontre des corridas ne sont pas limitées à l’opinion publique mais se développent également dans les instances politiques. En effet, la Commission des budgets de la Communauté de Madrid a décidé de réduire d’un tiers le budget destiné au Centre des Affaires Taurines. Ironiquement, cet argent est maintenant utilisé pour lutter contre la violence de genre : la Commission voulait-elle faire d’une pierre deux coups en luttant simultanément contre deux formes d’oppression et d’abus de l’homme sur un être plus faible que lui ?

Face à cette opposition, les pro-corridas rappellent que les spectacles de taureaux sont une tradition qui forme l’identité des espagnols et que, en cas de suppression de ces événements, un nombre important de personnes qui en vivent, se retrouveront sans emploi.

Actuellement, la controverse autour de ce sujet semble être un dialogue de sourd qui  n’a pour résultat que de déchirer la population en deux camps bien opposés. Le gagnant serait alors celui qui crierait le plus fort. Cette situation est préjudiciable pour l’identité et la dynamique des pays concernés. Pourtant, même sans l’opposition des défenseurs des taureaux, la tauromachie attire moins de public qu’avant. L’événement et la tradition meurent à petit feu par manque d’intérêt des jeunes. Ainsi, on peut se demander, s’il ne serait pas plus sage d’attendre une extinction naturelle de ce phénomène au lieu d’essayer de l’éradiquer de manière abrupte. La dynamique de la société ferait son oeuvre d’elle-même, sans créer de conflits à couteaux tirés et cela éviterait des décisions économiques coûteuses. Ne serait-ce pas le moyen le plus raisonnable pour ne pas heurter chaque partie en jeu dans cette joute et aboutir à une solution pérenne ?


Karkarashvili Mariam & Peyret Mathilde

Sources :
http://www.eluniversal.com.co/cartagena/editorial/la-polemica-sobre-las-corridas-de-toros
http://cultura.elpais.com/cultura/2015/12/10/actualidad/1449733314_450727.html
http://www.lavanguardia.com/natural/20150914/54436505451/toro-de-la-vega-polemica.html


The carnage of Friday, November 13th in Paris : a worldwide symbol attacked

On Friday November 13th, Paris suffered several simultaneous terrorist attacks organized by ISIS. One hundred thirty people were killed and 352 injured in attacks by three coordinated groups of suicide bombers who targeted popular gathering places : the Canal Saint-Martin, Boulevard Voltaire, Rue de Charonne, the French National Stadium and the Bataclan concert hall, where 90 people were killed. These horrific bloodbaths in places known for fun and relaxation, with one unique aim : to blindly kill the greatest number of people. By attacking these landmarks, Daesh lashed out at the French capital, known worldwide as a symbol of liberty and culture. The events of Friday 13th created a wave of solidarity around the world and dozens of countries have paid homage to France and supported the French in their grieving.

In response to the French position in Syria and its air attacks on Islamic State targets, terrorists aiming to weaken the nation’s determination created a climate of fear to destabilize the population and the government. Indeed, the Friday night massacre was a way to attack not only French President François Hollande and his policies in Syria, Irak and Mali but also whole of the French society which is already weakened, unstable and divided by social inequalities and cultural differences. One of the real dangers now is that ethnic communities across France will give in to fear and paranoia and tear each other apart.


State of emergency led to death of terrorist leader


 

Following the terrorist attacks, François Hollande decreed a state of emergency to facilitate searches and the arrest of terrorists. On Monday, November 16th, a foreign intelligence source reported that Abdelhamid Abaaoud, the presumed head of the suicide bombers, was in France. Thanks to this tip and other elements, the police tracked down Hasna Aït Boulahcen, Abaaoud’s cousin, in Saint-Denis. 

At 4 a.m., on Wednesday, November 18th, after a day of monitoring Hasna’s flat, police forces launched a raid. Over 100 police officers were involved in the 7-hour assault, firing over 5000 rounds of ammunition. Eight terrorists were arrested and two died, including a woman who set off her explosive belt to escape from police. A second corpse, that of Abdelhamid Abaaoud, was identified by fingerprints and salivary tests. Although this operation was a success, the presence of this man on French soil raises questions about the efficiency of border control and highlights flaws in national security.

Between security and infringement of liberties



Despite Abdelhamid Abaaoud’s death, the terrorist threat hasn’t been eliminated and the French government has extended the state of emergency until February 2016. But the measures taken to avoid another attack and ensure national security represent a danger for civil liberties.



First, a new law authorizes police officers to carry their guns even when they aren’t on duty. The law also reinforces surveillance measures around potential suspects with, for exemple, the extension of house arrests, internet monitoring, the creation of deradicalization centers and the reinforcement of administrative searches. Since the attacks, large public meetings have been forbidden and the government may extend this ban until February 2016, shutting down any association which could create a public disorder.

While the French people rose up when Daesh attacked their freedom, they now seem controlled by fear. It has forced them to accept the limitation of their liberties in the name of national security. Yet, it is essential to be aware of the dangers of a Police State where all the power is given to the executive and where the distinction between the State and the Army disappears. Security should never impinge on civil liberties. People should focus on the essential identity of France, with its festive spirit and the flavor of freedom. This is the real fight against Daesh : it is an ideological war in which people mustn’t capitulate because of fear and anger.

Karkarashvili Mariam and Peyret Mathilde

The driverless car: a dream come true?


Afficher l'image d'origine
“Watch where you’re going!!! “
”It’s okay, I have a driverless car!”


Have you ever wished you could sleep behind the steering wheel of your car? Or read in the comfort of your seat instead of driving hours to work? It may become possible in just a few years.

Thanks to Henry Ford, cars have spread around the world, reshaping the landscape and affecting our lives. A century later our vehicles are equipped with power steering, disc brakes, air conditioning, navigation systems and rear reversing cameras, making them safer and more comfortable to drive. But people always want something more, so Google, Apple, Renault and other companies are working on projects that will improve our everyday lives, just as Ford did. Each one is developing a fully automated self-driving car that won’t even have a steering wheel or pedals.

Apple vs Google, Peugeot vs Citroën

We’re used to battles between these giants in their respective fields, but in the future there will be a fierce war where automakers and giant tech corporations will collide. Google with its Open Automotive Alliance and Apple with CarPlay are already at the frontlines of onboard system development. In fact, Google started testing its own autonomous cars in 2012 when the state of Nevada passed a law allowing testing on public roads, and since then the project has continued to develop. On the other hand we have the famously secretive Apple, working on its own electric driverless car called Titan. What does Apple have in store for us this time?

Pull quote: "The autonomous car is a vision of the future."


Forecasts about the first fully autonomous car are controversial, due to uncertainties about the legalization of robotic cars. Some companies expect that these vehicles will be found on many roads in 2030, while other more confident firms believe it will be possible by 2020. “The autonomous car is a vision of the future. But this market will grow step by step”, said Rémi Cornubert, an automotive expert. According to him, this vehicle will save us time in traffic jams, a growing problem in large cities. 

Another issue this new technology may resolve is traffic safety. It’s no secret that humans, collectively, aren’t good drivers. Many people prefer to look at their cell phones instead of paying attention to the road. According to ONISIR (National Interministerial Observatory of Road Safety) 3,384 people died on French roads in 2014. This number should decrease as computer-driven cars become common. Computers don’t get sleepy or distracted, they don’t have blind spots, and the only thought on their “minds” is to arrive safely at the final destination.

The dream of a driverless car is becoming less and less utopian and more and more attainable. But will it ever be compatible with human laws? Is the technology really as reliable as predictions suggest? Fasten your seat belts! You never know what future may hold…

Emerson Luis DE SOUZA ULIAN and Taha Mahmoud GAIDI

هل استهلاك اللحوم الحمراء يزيد من خطر الإصابة بالسرطان؟



هل  استهلاك اللحوم الحمراء يزيد من خطر الإصابة بالسرطان؟

بقلم شيماء عمور و يوسف بنمخلوف أندلسي

   أكدت منظمة الصحة العالمية حديثا في تقرير لها أن اللحوم المصنعة كالنقانق و لحم الخنزير المقدد تحتوي على مواد مسببة للسرطان ، و أن استهلاك 50 جراما منها في اليوم قد يزيد من فرص تطور سرطان القولون بنسبة 18%. والجدير بالذكر أن اللحوم المصنعة تشمل كل ما تم تحويله عن طريق التمليح أو المعالجة أو التخمير أو التدخين أو غيرها من العمليات، بغية تحسين مذاقها أو تعزيز حفظها.فهل هذا ينطبق على اللحوم الحمراء ؟ وما هو حالها إذن ؟



   يُشير مصطلح "اللحوم الحمراء" إلى اللحوم العضلية لجميع الثدييات، بما في ذلك البقر والعجول والخنازير والحملان والخراف والخيل والماعز.  و قد أعلنت الوكالة الدولية لبحوث السرطان مؤخرا عن  ترتيب استهلاك اللحوم الحمراء بعد أن وضعتها على رأس قائمة الأولويات للتقييم. واستندت هذه التوصية على الدراسات الوبائية التي أشارت إلى احتمال أن تكون نسبة صغيرة من الزيادة في مخاطر الإصابة بعدد من أنواع السرطان مرتبطة بالاستهلاك الكبير للحوم الحمراء أو اللحوم عامة. غير أن  علاقة استهلاك اللحوم الحمراء بسرطان القولون أو المستقيم تظل مبهمة.
و حسب منظمة عبء المرض العالمي المستقلة، وفيات السرطان التي تجازوت 34000 حالة في السنة تعزى إلى نظام غذائي غني باللحوم المصنعة، في حين أن الوجبات الغذائية الغنية باللحوم الحمراء مسئولة عن 50000 حالة وفاة سنويا. من المسئول  ياترى ؟  أ هوالحديد أم الشحوم أم هي طريقة الطهي؟

    أكد بعض الخبراء أن الدهون المتواجدة بوفرة في اللحوم الحمراء تحتاج لهضمها إلى إفراز كمية عالية من الأحماض الصفراوية التي قد تكون مضرة بالقولون.إضافة إلى ذلك، يؤدي الطهو بدرجات حرارة عالية أو بتعريض الطعام للهب أو للسطح الساخن مباشرة كالشواء مثلا إلى إنتاج المزيد من المواد الكيميائية المسرطنة مثل الهيدروكربونات العطرية المتعددة الحلقات والأمينات العطرية المتغايرة الحلقات التي قد تكون بدورها مسئولة  على الرفع من احتمال الإصابة. إذا كانت الدواجن و الحبوب هي الأخرى تخزن كمية لا بأس بها من هذه الأمينات الحلقية، فإن احتمال الطبخ وحده غير كفيل بتفسير العلاقة بين استهلاك اللحوم الحمراء وسرطان القولون والمستقيم. و مع ذلك، أثبتت دراسات أخرى أن اتباع نظام غذائي منخفظ الدهون لا يقلل من خطر الاصابة بأورام الأمعاء. فقد أكدت الهيئة الاستشارية للحوم، التي أسسها العاملون في بيع وتصنيع اللحوم أن "تجنب اللحوم الحمراء في النظام الغذائي لا يمثل استراتيجية وقائية ضد السرطان" .على العكس من ذلك، يجب أن يشمل النظام الغذائي المتوازن كلا من اللحوم الحمراء و الدواجن و الأسماك و الخضراوات و القطاني و مشتقات الحليب مع الأخذ بعين الاعتبار الكميات الموصى بها.  فقد أصدرت الوكالة الدولية لبحوث السرطان مبادئ تتوجيهية تتعلق بالتغذية توصي بالحد من استهلاك اللحوم عامة ، ولكن تركيزها ينصب في المقام الأول على تقليل الدهون والصوديوم اللذين يعدان من عوامل خطر الإصابة بالأمراض القلبية الوعائية وبالسمنة. ويمكن للأفراد الذين يشعرون بالقلق إزاء الإصابة بالسرطان أن ينقصوا من استهلاكهم للحوم الحمراء واللحوم المصنّعة إلى أن يتم وضع مبادئ توجيهية محدّثة تتعلق بالسرطان تحديداً المصنّعة.. حتى و لو ادّعت بعض الحميات الغذائية مكافحتها للسرطان، فإن العلم لا يؤكد فعاليتها. لهذا، يظل الاعتدال في تناول مثل هذه الأطعمة و اعتماد نظام غذائي متنوع أحكم النصائح.

Sources
http://www.science-et-vie.com/2015/10/viande-et-cancer-le-risque-etaitdeja-connu
http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/10/26/la-viande-rouge-estprobablement-cancerogene_4797058_3244.html
http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecineviande-cancerogene-ce-qua-vraiment-dit-oms-60263/
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2015/10/26/24246-charcuterie-estcancerogene-viande-rouge-probablement-aussi-selon-loms

Le piratage, l’ennemi juré de l’économie marocaine


    
  Derb  Ghallef,  en  apparence  un  quartier  ordinaire  de  la  ville  de  Casablanca,  est  en réalité  le  havre  du  piratage  pour  les  casablancais.  Il  est  connu  dans  toute  l’Afrique  du Nord  pour  ce  que  l’on  peut  y trouver  :  Films  à  deux  mois  de  leur sortie,  jeux  vidéo gravés... Tout  ce  qui  touche  au  multimédia  et  au  divertissement  ludique  est  piraté d’une manière  ou  d’une  autre  à  Derb  Ghallef.  Ce  vol  de  propriété  intellectuelle  fait  perdre au  Maroc  2  milliards  de  dirhams  chaque  année,  le  téléchargement  illégal  de  musique coûtant  à  lui  tout  seul  156  millions  de  dirhams.



     Le  Bureau  National  de  la  Protection  de  la  Propriété  Intellectuelle  a  récemment  précisé dans  un  communiqué  que  le  Maroc  est  en  deuxième position  après  le  Brésil  dans  le  domaine  du  piratage.  Loin  d’en  être  fières,  les  autorités  marocaines  ne  cessent  d’affermir  les  lois  et  mesures  contrant  ce  fléau,  d’où  les  perquisitions  régulières  à  Derb  Ghallef  suite  au  nombre  alarmant  de  CDs  et  DVDs  gravés.  En  effet,  la  peine  d'emprisonnement  pour  la  vente  de  produits  piratés  est  passée  d’un  mois  à  quatre  ans,  avec  en  plus  une  amende  de  60  millions  de  dirhams.  Ce  qui  est  toutefois  surprenant  est  que  les  autorités  marocaines  se  montrent  plus  sévères  envers  les  commerçants  des  productions  locales  piratées,  plutôt  que  d’autres  productions  internationales.  


   Toutefois, bien  que  le  Maroc  ait  signé  plusieurs  accords  protégeant  les  droits  de  la  propriété  intellectuelle,  la  vente  de  produits  piratés  va  de  bon  train.  Les  dernières  statistiques  estiment  que  le  nombre  de  DVDs  gravés  commercialisés  s’élève  à 600  DVD par  semaine.



   Par  ailleurs,  le  piratage  de  films  se  révèle  la  cause  directe  de  la  fermeture  des  salles de  cinéma  marocaines:  de  150  salles  en  1980  à  50  salles  en  2011 ; ce  nombre  ne cesse  de  diminuer.  Cette  situation  est  déplorable  d’un  point  de  vue  culturel, car  elle  a tendance  à  tuer  à  petit  feu  la  vie  artistique  dans  les  villes  marocaines. Aussi  s’agit-­‐il d’un  cercle  vicieux  :  les  personnes  qui  travaillaient  dans  les  cinémas deviennent  des vendeurs de  films  gravés,  le  piratage  étant  une  source  d’argent  facile  qui  leur  permet d’échapper  au  chômage, d’autant  plus  que  le  piratage  touche  maintenant  à  tous  les  secteurs,  que  ce  soit  les  programmes  informatiques,  les  cartes  des  récepteurs  satellites, les Compact  Disc  (CD),  les  Vidéo  CD  (VCD),  les  Digital  vidéo  disc  (DVD),  les cassettes  audio  ou  le  prêt-­‐à-­‐porter.


  Force  est  donc  de  se  questionner  sur  l'expansion  de  plus  en  plus  courante  du  piratage.  La  réponse  réside  essentiellement  dans  le  point  suivant:  dans  un  pays  constamment  influencé  par  le  modèle  occidental  et  où  le  pouvoir  d’achat  n’est  pas  élevé,  l’individu trouve  dans  le  piratage  une  solution  peu  coûteuse  pour  se  divertir.  Ceci  dit,  la  très  forte  demande  caractérisant  ce  marché  a  fait  en  sorte  que  le  produit  soit  maintenant  accessible  à  toutes  les  classes  sociales.   A  titre  d’exemple,  un  DVD  de  jeu  vidéo  vendu  à  50€ à la  Fnac  coûte  10  Dirhams  à Derb  Ghallef,  soit  moins  d’un  euro. Quelle serait  alors  la  solution adéquate  pour  lutter contre  cet  ennemi  juré de l’économie  marocaine ?    



   Les  autorités  semblent  prendre  des  mesures  de  plus en plus  drastiques  envers  les vendeurs  pirates,  mais les  activités  de  ces  derniers  continuent  de prospérer.

Il  y’aurait donc un autre angle  de  lecture à  adopter  pour  approcher  convenablement  cette  situation : à défaut  de  créer  des  emplois  pour  ces  jeunes, souvent diplômés,  l’état marocain  préfèrerait-t-il  laisser  faire ?

AMMOR Chaïmae & BENMAKHLOUF ANDALOUSSI Youssef


Sources  (Arabe):
http://archive.aawsat.com/details.asp?section=54&article=613593&issueno=11802#.Vm84ZN8ve1s
http://www.aljazeera.net/news/cultureandart/2011/10/10/%D8%A7
http://www.alaraby.co.uk/economy/2015/5/6/%D8%B3%D9%88%D9%