Avant-propos

Bienvenue sur « Centrale Internationale »

Centrale Internationale est un blog d'actualités et d'analyse entièrement rédigé par des élèves-ingénieurs de l’École Centrale Marseille.

Le fruit d’un module d’enseignement facultatif proposé aux élèves de 2ème année (M1), ce blog est « international » dans le vrai sens du terme car les articles sont écrits par des étudiants français et étrangers, dans neuf langues différentes, à partir de sources toutes aussi variées.

Il est le reflet non seulement d’un important travail linguistique, mais également d’une approche pédagogique innovante qui fait la part belle à l’autonomie et à l’initiative de l’apprenant.

La sélection d’articles que vous y trouverez témoigne à la fois des compétences et du sérieux, mais également de l’engagement et de la passion des personnes impliquées. Au-delà d’une simple production pédagogique, ces textes démontrent l’ouverture, la curiosité, et la réflexion d’un groupe de futurs citoyens du monde.

Bonne lecture !

Gérald Marquis, responsable de l’option

jeudi 21 janvier 2016



Happy like a pig in the mud



Mud Day, Spartan Race, Tough Mudder, Commando Race, So Mad, Warrior Dash, Frappadingue, etc.
More and more obstacles races have benne appeared on the surface of the planet since five years. Dare-devil and Pretty reckless have found a new kind of enjoyment withe this dirty contests. Following the principle of commando training , with a lenght of a dozen of km , the track is covered by a lot of obstacles. There are mud and ice water pools, 2m high wall without hangs and even electric ropes.
But the dash is accomplished with good vibes and powerfull feeling like fraternity or mutual aid. At the finish line, group of five or six arrives covered by mud but with a huge smile on the face.
Autant de courses à obstacles qui n'en finissent plus de se démultiplier sur la planète depuis cinq ans. Et d'attirer toujours plus de participants tout à la fois casse-cou, courageux et (forcément un peu) masos. Il faut l'être pour s'aligner au départ d'un véritable parcours du combattant (inspiré de celui trônant dans les camps militaires) et défier une bonne vingtaine d'obstacles. Pour le seul plaisir de se regarder dans une glace et d'y apercevoir un homme (ou une femme) couvert de boue et méconnaissable.

Plongeon dans des bains de gadoue et d'eau glacée, escalade de murs de plus de 2 mètres, de cordes et d'échelles en tout genre, course lestée de sacs de dizaines de kilos, reptation sous 25 mètres de barbelés, progression sous des fils électrifiés…

Hommes, femmes, enfants (une nouveauté, sur un parcours dédié), ils sont prêts à tout pour se tester, s'entraider et sortir intact (pour ne pas dire vivant) d'une aventure hors norme. Une trentaine de médecins et infirmiers sont ainsi répartis sur l'ensemble des 13 kilomètres du parcours à avaler en grandes foulées et des 22 obstacles à digérer avec ses petits muscles et son mental comme seuls alliés. Si certaines des épreuves françaises ou étrangères imposent des pénalités (pompes ou secondes rajoutées au temps de course) en cas de «refus devant l'obstacle», celle-ci préfère simplement distribuer une médaille d'or à ceux qui auront réussi à franchir les quatre plus difficiles. «Seulement 5 % de nos participants se sont inscrits dans la vague de départs qui sera chronométrée. Les autres sont là pour ce mélange de fun, de sport, de plaisir partagé et de dépassement de soi en équipe», détaille Pascal Quatrehomme, directeur du Mud Day chez ASO, l'organisateur (notamment) du Tour de France cycliste.


Aucun risque à pat peut etre comme à Nice The Mud Day de Nice : un millier de participants victimes de gastro-entérite. 400 participants de «The Mud Day»,
Lundi, une porte-parole des organisateurs avait évoqué l'hypothèse que l'intoxication soit due à l'ingestion de nourriture ou de boue sur le parcours de la course.

Et grossir un clan féminin imposant (35 % selon l'organisateur), preuve que le bain de boue ne se conjugue pas au féminin seulement dans les thalassothérapies. «Cela me fait marrer de découvrir un challenge différent de tout ce que j'ai connu avant (raid, semi-marathon…). J'ai envie de voir jusqu'où je peux aller. Je pense qu'on va en chier mais contrairement à un marathon, cela me semble faisable sans une grosse préparation.
Et puis se rouler dans la boue, c'est un rêve de gosse. J'ai envie de retomber en enfance. Je dis ça avant mais après peut-être que…»
Ces deux-là vont clairement faire remonter la moyenne d'âge des aventuriers annoncée à 33 ans, contre 30 ans l'année dernière, par ASO, l'un des leaders dans le domaine, qui surfe sur cette étonnante vague de boue. «C'est vrai, je suis surpris par un tel engouement, reprend Patrick Quatrehomme. Pour la première édition, on espérait 4 000 personnes, on en a eu 13 000. L'année dernière, on est passé à 57 500. Et en 2015, on vise les 80 000 (dont 25 000 à Paris) sur les neuf étapes que nous organisons désormais, huit en France et une à Tolède en Espagne.»
Seule différence, et d'importance, avec ses collègues, la course à obstacles ne peut pas se gagner tout seul. «Nous consultons nos Mud Guys pour le choix des obstacles et ils nous en demandent toujours plus des infranchissables en solo.» Comme cette impressionnante rampe glissante de 4,5 mètres de haut. L'entraide et la solidarité constituent alors les solutions indispensables pour survivre au cœur de la déferlante de boue. Certains y verront assurément un clin d'œil appuyé à la société actuelle.


 Lucas CHAMBAUD


Justin Trudeau : the Prime Minister who rocks

Justin Trudeau with his wife, Sophie Grégoire, in a photo shot for the cover of Vogue


First Canadian Prime Minister with a tattoo

An amateur boxer with a tattoo of a stylized raven on his left arm, the new Canadian PM is not your typical politician. This married father of 3 loves mingling with the crowd and appearing in front of the cameras with his family. He is called “the Canadian Kennedy” and is often compared with Prince William of England. “We’d better get used to it, because it’s just the beginning. We are building a Justin Trudeau brand. We treat him as a trademark and not just as a PM. He is a real brand that gets people excited” says Louis Aucoin, an expert in public image.

Justin is the son of Elliott Trudeau, who was Prime Minister of Canada for 15 years during the 1970s and 1980s, but he is far from following in his father’s footsteps.

He never wanted to become a politician in the first place. In his twenties, he graduated with a degree in English Literature and Educational Sciences, then became a French teacher in Vancouver. But that wasn't his vocation. He travelled the world in search of his identity, working occasionally as snowboard instructor, rafting guide and waiter in a bar. 

He became more active in the political arena after his father’s death, but the real change occurred in 2007, when he ran in a by-election in the Montreal riding of Outremont. Then he climbed the political ladder all the way to the top. Trudeau won the leadership of the Liberal Party in April 2013, and went on to lead his party to victory in the 2015 federal elections.

‘‘Because it’s 2015 ! ’’

During a recent cabinet presentation, journalists asked Trudeau : "Why a gender balanced government?” His response came out spontaneously: “Because it's 2015 !”

But gender equality is not the only change that Justin Trudeau wants to establish in Canada: legalizing marijuana and welcoming migrants are among his top priorities. He also promised to increase taxes on the rich and reduce them for the middle class.

And these are not the typical promises that politicians make to win elections : Trudeau actually lives up to his word. He recently called on Canada’s newly appointed Minister of Justice Jody Wilson-Raybould to look into starting the process of marijuana legalization.

Moreover, on December 13, he personally welcomed the first Syrian immigrants to Canada. “You came out of this plane as refugees and you will leave this airport as permanent Canadian residents with a social security number, a health care card and an opportunity to become fully Canadian,” said Trudeau. “This day will be remembered”, he added before welcoming the Syrian families, often mothers and children. At least 10,000 Syrian refugees will find shelter in Canada by 2016.

One thing is certain : Justin Trudeau packs a powerful punch.





Lucas Chambaud & Youssef Benmakhlouf Andaloussi






Le burrito qui défia le hamburger




Les grandes franchises américaines de restauration rapide  affrontent la concurrence féroce de nouvelles marques proposant une alternative au traditionnel hamburger.
C’est une guerre  qui s’annonce saignante pour le contrôle du marché : celle opposant les burritos aux hamburgers.

L’Amérique : berceau de ce nouveau type de restauration

Chipotle est une chaîne de restauration fast-casual ( rapide-gourmet ). C’est le terme que la société utilise pour se distinguer des célèbres chaînes de fast-food  comme Mc Donads et Burger King. Les jeunes américains accourent en masse aux restaurants proposant de la cuisine mexicaine.  Ils  recherchent une option plus saine que les hamburgers mais aussi un format leur permettant  de confectionner leurs repas selon leur goût.
‘‘Je ne suis pas un addict. Mais j’y mange quotidiennement . C’est le slogan qui est affiché au dessus de la dernière enseigne ouverte par Chipotle à Manhattan, à la vue de n’importe quel jeune passant par là. Le quartier est réputé pour être celui où l’on retrouve les meilleurs restaurants de tout New York. La compagnie de cuisine mexicaine n’a pas eu de peine à se développer, malgré la difficulté d'être confrontée aux autres grandes chaînes de restaurants des États-Unis.
Taco Bell, elle, compte prés de 6500 restaurants aux États-Unis et plus de 600 dans le reste du monde. 
Bien que l’OMS pointe du doigt les dangers de la viande transformée, elle  reste l’ingrédient clé de la franchise de restauration rapide.

A la conquête de l’Europe

Le premier restaurant Taco Bell en Europe a été ouvert  à Madrid en 2008. La chaîne de restauration a aujourd'hui ajouté Barcelone, Malaga, Valence, Saragosse et Alicante à sa liste.

L’Espagne accueille déjà 34 chaînes de restauration rapide, avec plus de 2500 établissements. L’année dernière, six nouvelles enseignes de Fast Food ont ouvert. Cela devrait ajouter 8 millions d’euros de taxe aux 2600 millions qui sont reversés chaque année à l’état par les différents établissements. C’est le secteur qui a connu le plus grand essor l’année passée. Les nouvelles offres, ajustées à la demande, sont la principale cause de cette réussite.

Taco Bell devrait investir 40 millions d’euros dans l’ouverture de 50 nouveaux restaurants,  poursuivant son plan d’expansion espagnol.  Ces nouvelles ouvertures devraient créer autour de 1000 empois.

“Nous devons consolider notre implantation aux États-Unis et nous pourrons commencer l’expansion internationale”, déclare Maria José Michavila, la directrice de Casual Brands Groups, le groupe de la franchise.

La chaîne a fait le pari d'implanter sa marque dans le reste de l’Europe. Or la cuisine mexicaine risque d'être confrontée elle aussi à un nouvel opposant de taille, le kebab.
En effet, ce type de nourriture issu du Moyen Orient, arrivé dans les années 1990,  occupe déjà une grande place dans le paysage des Fast Food  européens.
Cependant, il est certain que Taco Bell trouvera rapidement une clientèle de jeunes, affamés de découvrir tout ce que la cuisine mexicaine peut offrir.

Lucas Chambaud
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Sources:


Le Costa Rica : le pays où la vie est plus verte




La campagne permanente du Costa Rica pour ralentir le changement climatique
De plus en plus de pays investissent chaque jour dans la production d’énergies propres et renouvelables, essayant de se libérer de leur dépendance aux énergies fossiles. L’énergie solaire et éolienne, d’une part plus respectueuses de l’environnement, seront aussi dans quelques années plus économiques (chutes des prix des technologies du solaire ces dernières années) que celles provenant du pétrole, du gaz naturel ou du charbon.

Le Costa Rica vient de s’additionner à la liste de pays qui utilisent uniquement des énergies renouvelables, et a annoncé au printemps dernier que cela faisait 75 jours consécutifs que le pays fonctionnait en totalité grâce à ce type d’énergie. Sur l’année 2015, le pays a fonctionné uniquement sur des énergies renouvelables pendant 285 jours de l’année. L’exploit accompli par le Costa Rica provient d’une intéressante somme de facteurs, qui gravitent majoritairement autour du faible nombre d’habitant du pays, environ 5 millions. La plus grande partie de l’énergie produite est obtenue grâce aux quatre usines hydro-électriques alimentées par une saison des pluies intense et un vaste système de rivières. Le reste de l’énergie est produite dans les champs éoliens, les fermes photo-voltaïques ou les centrales géothermiques.

Seulement 1,45% de l’énergie consommée durant le semestre dernier dans les foyers a été produite par les centrales à hydrocarbures (il n’y a pas de centrale nucléaire au Costa Rica). En 2014, les centrales utilisant des combustibles fossiles fournissaient 10,34% de l'électricité consommée et l’objectif pour 2015 est de réduire cette proportion à 2,9%, comme l’a souligné le gouvernement. Mais le Costa-Rica est aujourd'hui en avance sur ces objectifs, qui ne s'arrêtent pas seulement là. Ils souhaitent devenir neutres en carbone en 2021 et diminuer leur demande en énergie, en commençant par éliminer les combustibles fossiles du secteur des transports.

L’exemple du Costa Rica devrait montrer la voie aux autres pays en voie de développement

L’exemple costaricien est particulier, plusieurs facteurs politiques ou géologiques lui ont permis de produire son électricité proprement. Mais depuis 2005, le nombre de pays dont la politique énergétique est fortement tourné vers les énergies renouvelables à été multiplié par 8 en moins d’une décennie. Ceci s’explique par la forte baisse des coûts des différentes technologies, particulièrement dans celle du solaire photovoltaïque. Ethan Zindler, analyste chez Bloomberg New Energy Finance, explique que “ces technologies sont les plus compétitives aujourd’hui. Pas dans le futur, mais maintenant!”. Avec les nouveaux accords signés pendant la COP21, l'intérêt d’investir dans les énergies renouvelables sera double. Il est économique en premier lieu, et permettra d’éviter de possible pénalités dues à ces nouvelles règles.
C’est donc une aubaine pour les pays en voie de développement. Au Nicaragua, l’énergie éolienne coûte 50 pourcent de moins que l’énergie traditionnelle, et nous trouvons des chiffres comparables en Jamaique avec l’électricité provenant des panneaux photo-voltaïques. Chaque pays doit développer la technologie qui lui est adaptée vis à vis de sa situation géographique, et il doit exploiter au maximum son potentiel.

Quid des gros consommateurs ?

Les pays en voie de développement sont de faibles consommateurs en énergie et ont donc la possibilité d’avoir une politique similaire à celle du Costa-Rica, pour atteindre des objectifs réalisables. Cependant, tous les pays ne peuvent pas se permettre de n’utiliser que des énergies renouvelables. En terme de consommation d'électricité, le Costa Rica est 110ème au rang mondial avec 1800 kWh consommé par habitant et  par an, les États Unis arrivent 10ème avec environ 12000 kWh et la France est elle 31éme avec 7000 kWh. Il y a 80 pays qui ont une consommation en dessous de 1000 kWh, ce sont souvent des pays en développement possédant peu d’habitants. En effet, les pays développés sont en grande partie de très gros consommateurs en énergie Même s’ils investissent beaucoup dans le secteur du renouvelable, ils restent pour l’instant majoritairement dépendants des énergies fossiles, polluantes et à durée de vie limitée. Il leur est impossible dans l’état actuel des choses de ne dépendre que du renouvelable.
Dans le cadre de la COP21, ils doivent alors se poser les bonnes questions et diminuer la quantité d’énergie qu’ils consomment tout en continuant à investir dans les énergies renouvelables.

Paul Fruton & Lucas Chambaud



L'ÈRE POST-ANTIBIOTIQUE EST DÉJÀ ARRIVÉE
Les spécialistes nous alertent : la population des bactéries résistantes s’est largement diffusée dans le monde et le nombre d’infections inguérissables grandit.

Une nouvelle problématique est devenue un des plus grands soucis du système de santé mondiale : les infections bactériennes résistantes aux antibiotiques. Au siècle dernier, elles existaient seulement dans la zone hospitalière, touchant des patients gravement malades ou  immunodéprimés. À présent, ces contaminations se sont répandues ; elles affectent des personnes saines, rendant impossible la guérison des maladies qui avaient un traitement simple auparavant. C’est ce que les spécialistes appellent « l'ère post-antibiotique », et il est très probable  que ses conséquences deviendront plus immédiates dans les prochaines années décennies.




Des scientifiques chinois ont identifié une mutation du gêne MCR-1 chez les bactéries qui les rendent résistantes à la Colistine, un des antibiotiques les plus utilisés. Lorsqu’une bactérie qui porte ce nouveau gène se reproduit avec une bactérie non-résistante, la mutation est transmise horizontalement, c'est-à-dire par l’intégration du matériel génétique d'un autre organisme. Ainsi, la dissémination de ce gêne mutant est très rapide ; il est déjà présent dans les espèces bactériennes les plus communes, notamment E coli, Klebsiellapneumoniae et Pseudomonas aeruginosa. L’auto-médication et l’utilisation exagérée et inappropriée des antibiotiques  par l’industrie alimentaire sont certainement les facteurs les plus déterminants menant  à la multi-résistance, selon les spécialistes. 
 

La bacterie Staphylococcus aureus (MRSA) est résistant à plusieurs antibiotiques maintenant.
Les conséquences potentielles  de cette situation mettent la société mondiale  au risque d’une propagation des infections de bactéries MDR (multi drug resistant) génétiquement mutées. Dans ces cas, le traitement des maladies dépend du type d’infection et de la disponibilité de traitements alternatifs qui n’utilisent pas des antibiotiques. De nouveaux médicaments sont en cours de développement pour retarder l’apocalypse. Le Teixobaction, l’alternatif le plus connu, est un médicament qui peut devenir une alternatif aux antibiotiques, mais pour l’instant il n’a pas été approuvé encore pour l’usage humaine.
Membre active de la campagne Antibiotic Action, la professeure Laure Piddock souligne qu’il faut surtout repenser la manière dont on utilise les antibiotiques aujourd’hui. Selon elle , « Les mêmes antibiotiques ne peuvent pas être utilisés pour la médecine vétérinaire et humaine. » Pour conclure, elle nous alerte : « Nous espérons que l'ère post-antibiotique n’est pas encore irréversible. Cependant, il faut que le monde entière soit attentif."

Lucas VARGAS TASSONI
Helena FIGUEIREDO DE ALMEIDA ALVES


http://www.bbc.com/news/health-34857015
http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0188440905002730
http://www.nature.com/news/who-warns-against-post-antibiotic-era-1.15135